
Sages sont tes propos, poisson de Palaiseau,
Ton modeste silence est une panacée ;
Tu ne t’attardes point aux fables des roseaux,
Eux dont Blaise Pascal célébrait la pensée.
Tu es indifférent aux pannes de réseau,
Elles n’affectent point ta vie bien agencée ;
Tu poursuis vivement ta compagne élancée,
Tu sais la bécoter comme un petit oiseau.
Tu ris du vieux pêcheur dont la ligne s’emmêle,
Tu fais des compliments aux anguilles rebelles .
J’imagine parfois que l’on t’entend chanter.
Tu ne verras jamais le monde océanique,
Tu finiras tes jours comme un doux retraité,
Ou comme un fier ancêtre aux pouvoirs chamaniques.
