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Je suis nourri d’indigentes pensées,
Car il me vient moins d’une idée par jour ;
Tu peux le voir, je ne pèse pas lourd,
Ma pauvre vie n’est pas bien agencée.
Que reste-t-il de ma fougue passée ?
Je marche un peu, mais j’ai le souffle court ;
On entend moins mon luth de troubadour,
Puisque la muse en est presque lassée.
C’est mon destin, donc je dois m’incliner,
Tout ce qui vit finit par décliner ;
De rien ne sert une parole amère.
Je vais laisser mes jours s’effilocher,
Je vois la fin doucement approcher ;
Je le savais, que j’étais éphémère.









