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Cet ermite chenu s’est du monde écarté,
Il se nourrit de fruits et de soupes épaisses ;
Ses proches voisins sont le faune et la faunesse
Qui ne se prennent point pour des divinités.
Les jours de pleine lune, il les entend chanter,
Cela lui convient mieux que les mots de la messe ;
Il parle à la dryade aux yeux pleins de promesses,
Décidément, ces lieux sont fort bien fréquentés.
Il admire les fleurs, à la saison nouvelle,
Découvrant les secrets que leurs parfums révèlent ;
Il parcourt à loisir les sous-bois lumineux.
Pour mener cette vie, nul besoin d’artifices,
Nul animal ne tient des propos venimeux ;
Jamais de compromis, jamais de sacrifice.
