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De mes modestes fruits la biche s’est nourrie
Et l’écureuil aussi, mais ça, c’est évident ;
Ils ont vite mûri sous des soleils ardents,
Je les ai consacrés à la Vierge Marie.
Tu peux les voir dansant, comme le vent varie,
Le bienfaisant zéphyr ou l’aquilon mordant ;
Dans son jardin les a bénis le père Adam,
Lui duquel nullement la grâce n’est tarie.
Quand la martre survient, les écureuils détalent,
Car cette prédatrice est envers eux brutale ;
Jamais cet animal ne se montre clément.
Rien ne saurait troubler notre âme végétale
Dont la sérénité semble presque totale ;
Nul ne fera de nous des héros de roman.
