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Je connais le navire, il est mon bien-aimé,
Les marins sont charmants, le capitaine est sage ;
Jamais tu ne verras un plus bel équipage,
Jamais plus beau vaisseau tu ne pourras armer.
Tu vois que, sur le pont, tout est bien arrimé,
Que le journal du bord est dans un beau langage ;
En ordre et sans trembler nous faisons ce voyage,
Nous sommes les meilleurs (ce n’est pas pour frimer).
Qu’importent les propos de la sirène folle ?
Je ne crains nullement les caprices d’Éole ;
Je sais qu’on m’apprécie pour ma solidité.
Quand il nous faut cesser de parcourir l’espace,
J’agrippe mon cordage et la nef reste en place ;
Mon poste en aucun cas je ne saurais quitter.
