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Sur nos planètes règne un soleil hasardeux,
Nous pensons qu’il en vient à ses heures dernières ;
Soyons reconnaissants pour sa faible lumière,
Il est usé par l’âge, et ce n’est pas honteux.
L’homme s’essouffle aussi quand il devient trop vieux,
Lui qui ne pourra pas revenir en arrière ;
Il perd son arrogance et sa flamme guerrière,
Il devient plus modeste, et cela, c’est tant mieux.
Certains rêvent d’un monde où les âmes s’envolent,
Car ils furent séduits par de saintes paroles ;
D’autres préfèreront se débrouiller sans Dieu.
Le soleil songe-t-il à sa folle jeunesse ?
Vainement sur ce point j’interroge les cieux,
Je ne suis pas certain d’avoir la bonne adresse.
