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Le diable-tortue chante, et ça nous fait frémir,
Il réveille les morts au fond des sépultures ;
C’est très inconfortable, et c’est contre nature,
Les pauvres trépassés ne peuvent que gémir.
Aucun ange du ciel ne les vient secourir,
Ils n’échapperont pas au son qui les torture ;
Au démon ces défunts sont jetés en pâture,
Ce n’est pas un cadeau, pour ceux-là, de mourir.
Un pareil châtiment pour deux ou trois bévues,
Ils estiment que c’est une peine imprévue ;
Car ils croyaient trouver le repos dans la mort.
Nul ne sait apaiser la bête inassouvie
Ni mettre à la raison ce monstre sans remords ;
Nous en viendrions presque à regretter la vie.
