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Trois arbres ont poussé dans une cour carrée,
Plantés par mon grand-père, il y a bien longtemps ;
Ils furent de ma part l’objet de soins constants,
Leur croissance par rien ne fut contrecarrée.
Leurs dryades, vois-tu, elles sont délurées,
Avec elles je vis des moments épatants ;
Je n’en abuse point, car je n’ai plus vingt ans,
Les efforts que je fais sont de courte durée.
Elles sont courtisées par un trio de dieux
Qui sont plus dessalés que les anges des cieux ;
Avec ceux-là, c’est bref, c’est ardent, c’est intense.
Un démon d’inframonde ici s’est fourvoyé,
Lequel a vainement son charme déployé ;
Pour elles, ces gaillards sont de peu d’importance.









