Trinité périssable

image de l’auteur

Cette triple entité ne fait point parler d’elle,
Ni par les fils d’Adam, ni par les papegaults ;
N’ayant pu recruter nul prêtre et nul bigot,
Elle vit, sans broncher, sa condition mortelle.

Déserte est la forêt, mais la lumière est belle,
Sous les feuilles tombées dort un bel escargot ;
Il parle, dans son rêve, à la Brave Margot
Qui se promène avec la vache Mirabelle.

Viendra se recueillir, sur la tombe, un crapaud,
Un être romantique et fan de l’Oulipo ;
De prier, cependant, l’animal se dispense.

Ne crains pas le trépas, précaire trinité,
Souviens-toi des bienfaits dont tu as profité ;
Quitter la vie n’est pas si dur qu’on ne le pense.

Cochonfucius

Requiem

Toile de Kubin

Un jour viendra la mort, et mon temps prendra fin,
Je serai attentif à comment je respire,
Dirai mon dernier vers si la muse m’inspire,
Un dernier jeu de mots, peut-être pas bien fin.

Ne plus sentir la soif ni éprouver la faim,
Ni craindre que mon sort évolue vers le pire,
Et savoir que le mal n’a plus sur moi d’empire,
Tout ça donne à la mort un céleste parfum.

A chaque instant ce sont foules de gens qui meurent.
D’eux ni de leur action, souvent, rien ne demeure,
Même si leur départ est noble et solennel.

Que sommes-nous, sinon un remous transitoire,
Goutte d’eau dans la mer, virgule dans l’Histoire,
Aucun de nous ne peut se prétendre éternel.

Cochonfucius

Une comptine

Fiona Sansom

Mon pouce a décidé que j’irais en voyage,
Comptant sur mon index pour montrer le chemin.
Le majeur était seul pour porter les bagages ;
L’annulaire lisait le guide Michelin.

Quant à l’auriculaire, à la paresse enclin,
Il se laissait porter dans ce vagabondage
Ainsi que les cinq doigts que j’ai sur l’autre main.
J’étais, on peut le dire, en léger équipage.

La route est rectiligne et baignée de fraîcheur,
D’immenses horizons attirent le marcheur
Qui sait aller au loin sans que rien ne le presse.

Un petit animal, soudain, vint à passer,
Un chat qui demandait à être caressé :
Ici, premier arrêt, un moment de tendresse.

Cochonfucius

Planète Pierdacandra

image de l’auteur

Les nobles de chez nous sont des vaches sacrées,
Cette réalité surprend les étrangers ;
Mais c’est un simple fait, qu’il n’ont pas à juger,
C’est dans notre culture une coutume ancrée.

La noblesse n’est pas une caste exécrée,
Surtout celle d’ici, laquelle est sans danger ;
Le peuple souverain n’y voudra rien changer,
Toujours très modéré dans les lois qu’il se crée.

Jamais l’égalité ne sera proclamée,
Ni nos âmes jamais ne seront enflammées,
Car la foule, chez nous, ne fait rien de brutal.

Il ne nous convient pas de faire du vacarme,
Ni de revêtir des armures de métal ;
Tous nos affrontements sont des combats sans armes.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.