Modeste lion

image de l’auteur

Tu me prends pour le roi, mais je ne suis qu’un pion,
Je n’ai pas le pouvoir d’affronter les tempêtes ;
J’ai trop de courants d’air qui traversent ma tête,
Tu me crois un plongeur, je ne suis qu’un ludion.

Je n’ai pas amassé des trésors par millions,
Je suis un triste sire, une bien pauvre bête ;
Je n’ai pas le talent d’animer une fête,
Je ne peux imiter les ruses d’un espion.

J’ai du mal à venir à bout de mes ennuis ;
Bien loin d’être un héros des Mille et Une Nuits,
Je suis une chimère, un animal étrange.

Je ne sais m’abriter s’il se met à pleuvoir,
J’ai très peur de glisser sur une peau d’orange,
J’ai quelques vieux copains que je n’ose revoir.

Cochonfucius

En réponse à « Prédateur des moutons invisibles »

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Je sens l’odeur de la chair fraîche,
Ce sont de beaux agneaux d’Ardèche ;
Bien que j’en aie l’eau à la bouche,
De les voir, il n’y a pas mèche.*

Ce n’est pas très grave, une pêche
Je mangerai, à une flèche
D’ici se trouve, dans une ouche,
L’arbre du Troll , voyez! il bêche.

Pierrette

*Cochonfucius

Monstre affligé

image de l’auteur

Je suis pourvu d’une âme où règne la tristesse,
Elle éprouve à loisir la noirceur de l’ennui ;
J’entrevois le bonheur, et voilà qu’il s’enfuit,
Voilà qu’il me trahit, dans sa scélératesse.

J’étais moins dépressif au temps de ma jeunesse,
J’avais de plaisants jours et de charmantes nuits ;
Ils se sont assombris, les rêves d’aujourd’hui,
Ce sont des cauchemars de la plus laide espèce.

Bientôt je serai mort ; que faire, en attendant ?
Rester au coin d’un feu qui n’est plus très ardent ?
Même du désespoir, je ne me sens pas digne.

Mais la fin de mes jours, c’est la fin des douleurs,
C’est le temps de tracer une dernière ligne
Et de pouvoir quitter cette vie sans valeur.

Cochonfucius

Vers le soir

Toile de Norman Rockwell

Le soleil du volcan trace des rayons noirs,
La pie en sautillant lance un cri de menace.
Un nuage pluvieux près de l’horizon passe,
C’est le déclin du jour, pas encore le soir.

Le chat reste au jardin mais ne veut pas s’asseoir,
Il ne poursuivra pas la jacassante agasse.
La rose en fin d’été est languissante et lasse,
Ses pétales au sol ont commencé à choir.

Je lève mon godet, je trinque au soleil sombre,
Car dans fort peu d’instants il dormira dans l’ombre,
Et je commencerai mes travaux de la nuit.

Travaux sans grande ampleur, ma vie n’en a aucune,
Au destin sur ce point je n’ai nulle rancune,
Vivre modestement, c’est beaucoup moins d’ennuis.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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