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Les revenants sont mal à l’aise,
Le fleuve et le ciel sont obscurs :
De leur sort, ils ne sont pas sûrs,
D’être mort, la chose est mauvaise.
Ils s’abritent sous un mélèze
En prononçant des mots impurs ;
Ensuite ils traversent un mur,
La lune est là, ça les apaise.
Ils ne quittent point ce rivage,
Parfois même, l’un d’entre eux nage ;
Vif est le courant sous le pont.
La belle ondine se demande
Lequel est celui qui commande ;
Mais aucun d’entre eux ne répond.
