Vivre

Poisson de Janus

Si l’aigle bicéphale honore des blasons
Pourquoi serait-ce une tare, ma foi, chez les poissons ?
On qualifie les traîtres de monstres à double face
Ce que dit une bouche la seconde l’efface

Un poisson à deux têtes de fait ne parle guère
Il rumine des pensées, futiles ou sévères
Mais qui nous resterons à jamais inconnues
Si l’on croit les entendre c’est qu’on a la berlue

Animal sédentaire car n’ayant pas de queue
Il se propulse à peine d’un seizième de lieue
Ne pouvant se nourrir d’espèces plus accortes

Il happe les maigres proies que le courant lui porte
Remerciant l’Océan pour le peu qu’il lui livre
Quoi que laid à faire peur, il a le droit de vivre

Poisson de Janus

image de l’auteur

Ce poisson bicéphale, il n’a pas forme humaine,
Il ferait mieux d’aller se cacher dans un puits ;
Nous n’aimons nullement le rencontrer la nuit,
Il semble un revenant lorsque la lune est pleine.

Il trouble les ondins, il fait fuir les sirènes,
Neptune ne sait pas ce qu’on fera de lui ;
Des démons, sans nul doute, ici l’ont introduit
Pour, une fois de plus, faire une blague obscène.

Aphrodite envers lui n’aura nulle tendresse,
À d’autres elle ira prodiguer ses caresses ;
Il n’a pas ce qu’il faut pour être son vainqueur.

Il sévissait déjà du temps de mon grand-père ;
Il doit bientôt mourir, ou du moins, je l’espère ;
Notre monde ira mieux sans ce vieil arnaqueur.

Cochonfucius

Fée verte

image de Pierrette

Telle une nouvelle muse enluminant leurs songes
La fée verte autrefois fut l’amie des poètes
Ses autres laudateurs buvant comme des éponges
N’échangeaient cependant que des phrases un peu bêtes.

Des artistes, plus tard, que l’on dit inspirés,
Se firent un allié d’un hallucinogène
Devant leurs créations, des odes au L.S.D,
Nous tournions aveuglés comme autant de phalènes

Quand, revenus sur terre, nous buvions un café
Dans le décor fané d’un bistro familier
(Vestige d’un passé dissipé en fumée)

Songeant à notre vie à ses joies à ses peines
À trop d’heures perdues dans une quête vaine
Nous venaient en mémoire quelques vers de Verlaine

Stahlder

Pichet de Verlaine

image de l’auteur

En taverne le temps s’accélère et s’enfuit,
Dès qu’une chope est vide, elle est à nouveau pleine ;
La belle tavernière a soin de Paul Verlaine,
Le poète maudit qui son coeur a séduit.

Assez peu de buveurs dans ce petit réduit,
Disant au long du jour quelques paroles vaines ;
Ils viennent partager leurs joies et leurs déveines,
Le malheur du poète en rimes se traduit.

Il est désargenté, mais il tient table ouverte,
Ne voulant être seul avec sa boisson verte ;
Il fredonne tout bas quand il est éméché.

Parfois vient un touriste, amateur de folklore,
Qui l’état de ces lieux nullement ne déplore,
Mais goûte les propos du rhapsode fauché.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

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... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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