Dans les bois

Toile de Kate Collins

Le renard trouve un os, et doucement le ronge ;
C’est un plat savoureux, c’est une riche part,
Un festin que l’on doit savourer à l’écart,
Comme en méditation, comme au ciel, comme en songe.

Notre esprit, lui aussi, en ses plaisirs se plonge ;
Derrière un petit mur ou derrière un rempart,
Perché sur une branche ainsi qu’un léopard,
Ou, plus perversement, sous couvert d’un mensonge.

Le renard, de ses pairs, est souvent désuni :
Comme larron et traître il est des cours banni,
Sans avoir trop d’espoir du pardon de ses fautes.

Ne ressemblez donc point au renard sans merci,
Ayez des commensaux, sans regret, sans souci :
D’un festin  partagé la saveur est plus haute.

Cochonfucius

Newton et Langevin

Pochette d’album Pink Floyd

Jumeaux de Langevin, par votre éloignement,
Le temps d’un seul des deux s’altère et se dilate,
A son retour il eut, la chose nous épate,
Par rapport à son frère, un âge différent.

L’écart est expliqué, bien sûr, par les savants,
Posant les équations, calculant, ils débattent ;
Donc, deux individus nés à la même date
N’ont pas, dans ce cas là, vécu le même temps.

Ainsi en sera-t-il de deux auteurs qui glanent
Dans les mêmes trésors, et aux mêmes cieux planent,
Ils n’en tireront pas même moralité.

Quand Newton de son prisme une lumière brise,
On voit plusieurs couleurs au rayon qui s’irise ;
Mais le soleil, aux cieux, garde son unité.

Cochonfucius

Le blason-sonnet d’Emma B. de la 5.1

Trois abeilles venues de France

image de l’auteur

Les trois venues de France en battant des ailes,
Toutes trois transportant un message essentiel,
Les  trois  me portant un message si violent
Que non, je ne les ai pas crues sur le moment.

Les trois  messagères répandant la nouvelle,
Répandant la nouvelle par le biais du ciel.
Trois abeilles restées chez moi, me surveillant,
Toutes trois chez moi, se déplaçant bruyamment.

Toutes trois se sont installées sur mon balcon,
Les  trois se sont posées là, comme des flocons,
Elles me fixaient, épuisé était leur air.

Trois abeilles se sont posées  sur ma fenêtre,
Après avoir parcouru des millions de mètres.
Les trois s’étaient posées pour m’annoncer la guerre.

Emma

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De sable à la bordure d’or aux trois abeilles d’or aussi

Le blason-sonnet de Dauphine C. de la 5.1

image de l’auteur

Le cygne passant sur l’azur de mon écu
Raconte le grand mythe, la plaisante histoire,
Celle du fort preux chevalier rêvant de gloire
Qui se mit en route vers le grand inconnu

Ce beau seigneur était désireux de conquête
Pour s’approprier de l’or, des terres, du blé
Il crut voir un cygne d’une rare beauté
S’approchant à pas lents pour mieux voir  la bête

Surprise! il la découvrit mi-femme mi-cygne
Somptueusement vêtue de blanches plumes insignes
Il tomba sous le charme de cette douce âme

La gente dame tomba sous ses beaux attraits
Ils s’unirent et bientôt un fils on proclame
Cette terre, leur héritier la gouvernait.

Dauphine

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D’azur au cygne passant d’or

Le blason-sonnet d’Emma-Louise C. de la 5.1

image de l’auteur

Le blason convoité

De sinople à la couleur verte de la terre,
Du lys signifiant la force du roi de France,
De la terrasse ondée représentant la mer,
L’azur représentant le ciel en mille nuances,

De l’argent symbole de toutes les richesses
À l’or qui représente la haute noblesse,
Ce blason évoque l’alliance terre-mer
Mais aussi l’amitié qui rend le roi si fier.

Ce blason tant convoité par les chevaliers
Est, bien sûr, extrêmement bien protégé et
Il n’est pas facile d’aller s’y présenter.

Tant de chevaliers partis à cause de lui,
D’autres aussi jamais partis, se sont enfuis
Sans rien dire aux femmes et aux enfants qui s’ennuient!

Emma-Louise

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De sinople au franc-quartier d’argent chargé d’une fleur de lys d’azur, à la terrasse ondée d’or.

Le blason-sonnet de Jeanne G. de la 5.1

image de l’auteur

Dans les plaines sauvages où règne le danger,
Le lion est le roi indiscutable des lieux,
Puissant et majestueux, il fait trembler
Tous ceux qui peuvent croiser son regard de feu.

Mais bien au-delà de sa force légendaire
Se cache une âme fort noble et de plus loyale
Qui sait reconnaître les vrais amis sincères
et faire preuve d’une amitié sans égale.

Les liens qu’il tisse sont toujours indestructibles
Ses compagnons d’aventure le savent bien
Dans les moments difficiles il est invincible

Quiconque peut connaître sa présence aimable
Sait que cela est un trésor inestimable
Car le lion est le gardien des siens.

Jeanne

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D’or à la rencontre de lion de sable et d’argent en pointe, au franc-canton de gueules à senestre.

Beffroi

Photographie de Topic Topos

J’aime mon vieux beffroi et le son de ses cloches
Qui au village sont premières à chanter ;
L’église vient après, que l’on entend tinter
Alors que l’eau du ciel délave les toits proches.

Le boucher de la place a sorti ses couteaux
Pour tailler tout le jour la viande en belles tranches,
Le boulanger ouvre un sac de farine blanche,
L’écluse du canal réceptionne un bateau.

Tout le jour, la pluie tombe et berce le silence
Des villageois qui ont espéré le printemps ;
Quelques-uns sont assis au café, méditant
Sur des vers d’Eluard, chargés d’ambivalence.

Cochonfucius

Arbrisseau

image de l’auteur

Au matin printanier, quand les oiseaux s’émeuvent,
La fleur d’un petit arbre exhale son encens ;
Sur mon banc de jardin, confusément, je sens
Que la branche, demain, de la fleur sera veuve.

Ce jardin si changeant, serait-il une preuve
Que tout doit s’altérer, au passage du temps ?
Chaque nouvel avril, les oiseaux sont contents
De rencontrer sur l’arbre une floraison neuve.

Un cloporte, arborant son costume banal,
Traverse un filet d’eau, qu’il prend pour un canal ;
Un plan d’eau minuscule, où ne vogue nul cygne.

De toutes les leçons que ce jardin m’apprit,
Voici celle qui plaît, ce jour, à mon esprit :
Si j’aime le raisin, je dois aimer la vigne.

Cochonfucius

Un apprentissage

Photographie de JBB par Ch. B.

J’ai rêvé qu’on m’avait mis en apprentissage;
C’était pour me former comme poisson bavard.
Me voici apprenant l’algue du boulevard,
Le crabe magnétique et l’huître entomophage,

Les elfes du ressac, les monstres de la plage,
L’hippocampe au sépulcre et son triple avatar,
La baleine invisible et le poulpe tricard,
Rédigeant sur chaque être un rapport de vingt pages.

A l’oral, il fallut parler d’antipodistes,
Du maître en fourberie, de la liste des listes,
Et du stress du homard que l’on fait cardinal.

Si j’ai pendant quatre ans des notes favorables,
Mon statut permettra que, de façon durable,
Je n’aie plus à être homme (ah, l’ignoble animal) !

Cochonfucius

Dieu du petit cours d’eau

image d’Herald Dick

Le dieu du ruisselet rend ses bords fructueux ;
Une ondine, aux jardins, la nuit se fait gardienne.
Ainsi les riverains vivent sans trop de peine,
Arpentant, sans courir, leurs sentiers tortueux.

Le ciel, au long de l’an, n’est pas trop dur pour eux ;
Ils prennent tout leur temps pour récolter des graines,
Pour raconter leur vie auprès d’une fontaine,
Pour échanger, parfois, des propos amoureux.

Combien leur font plaisir, quand elles sont écloses,
Au joli mois de mai, les innombrables roses,
Production foisonnante, à n’en pouvoir choisir.

Et qu’offrent-ils au dieu, pour la bonne eau courante ?
Pas le moindre cadeau, la plus petite rente :
Ils pensent qu’il a fait tout ça pour le plaisir.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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