
image de l’auteur
J’ignore la mélancolie,
Ma vie s’achève, et ça me va ;
À ce monde rien ne nous lie,
Chacun part comme il arriva.
J’eus des plaisirs, je les oublie,
J’oublie ce qui les entrava ;
Ce corps dont la flamme est pâlie,
Du temps rien ne le préserva.
Adieu, lumière que j’adore,
Adieu, mes cousins doryphores ;
C’est le moment de se quitter;
Sur tout cela, pourquoi m’étendre ?
Je vais partir, paix à mes cendres,
J’assume ma fragilité.
