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Ici vécurent mes ancêtres,
Qui leur sagesse m’ont légué ;
D’eux-mêmes toujours étant maîtres,
Ils savaient l’art de dialoguer.
Dans la forêt qui me vit naître
Vivent des hôtes distingués :
La noble dryade du hêtre
Et le vieux faune aimant draguer.
L’écureuil danse en haut du chêne,
Les oiseaux bavards se déchaînent ;
Ils disent que ce monde est beau.
Mes frères, qu’un bûcheron blesse,
Conservent toute leur noblesse,
Comme les gisants des tombeaux.









