
image de l’auteur
Mon équipage est malheureux,
Même notre ancre est affligée ;
Au gré d’une mer enragée,
Le chemin se fait douloureux.
Toi dont nous fûmes amoureux,
Ô mer, ton humeur est changée ;
Je crains la fatale plongée,
Je crains tes assauts vigoureux.
Calmez-vous, vagues homicides ;
Que revienne le temps placide,
Que cesse enfin notre détresse.
À chaque virement de bord
Nous voyons ricaner la Mort ;
C’est une mauvaise maîtresse.
