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J’erre en contrebas du rivage,
Soit vers l’aval, soit à rebours ;
Rien d’important sur mon parcours,
C’est un rassurant paysage.
Des humains marchent sur les plages,
Même, parfois, l’un d’entre eux court ;
Je ne retiens pas leurs discours,
Tout cela, c’est du bavardage.
Même leur langage amoureux
N’a rien pour moi de savoureux,
Car il sent trop le mélodrame.
Je laisse donc le flot passer ;
J’y vois chaque barque glisser,
Sans jalouser le gars qui rame.

