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Je suis comme un débris flottant,
Comme une épave paresseuse ;
Mon âme qui fut maraudeuse
Reste sur place, en végétant.Il est loin, mon trop vif printemps,
Car voici la saison frileuse ;
Voici la fin de vie songeuse,
Car de vivre, il n’en est plus temps.Comme une nef désemparée,
Comme une hirondelle égarée,
Cette âme vit dans le tourment.L’hiver en lui-même se change,
Imperceptible changement ;
C’est naturel et c’est étrange.

