Saint Hippographe

etggc.png

image de l’auteur

Ce saint de l’écriture affiche sa maîtrise,
Lui qui est rigoureux, mais sans sévérité ;
À peine montre-t-il parfois sa sainteté
Ou la sobre grandeur de son âme soumise.

La richesse ici-bas ne lui fut point promise,
Jamais à ce détail il ne va s’arrêter ;
Il ne se plaindra pas non plus de sa santé,
Ni même, semble-t-il, du destin qui nous brise.

Tu demandes s’il a des ressources cachées ;
Sa personne n’est pas à ses biens attachée,
Ni ses frères humains ne seront ses rivaux.

La douceur du présent lui paraît infinie,
Laquelle aux temps anciens donne leur harmonie;
Il aime l’avenir, qui est le renouveau.

Cochonfucius

Saint Martin Pêcheur

etmf.png

image de l’auteur

Qui aurait cru, Martin, que tu devais
Te transformer de manière aussi belle
Et devenir cet oiseau bien rebelle ?
Certainement, ton ange le savait.

Ce protecteur qui ton âme couvait
Avait prévu de t’offrir ces deux ailes
Et d’habiller ta substance immortelle
D’un pareil corps qu’agréable il trouvait.

Vers le ruisseau nous te voyons descendre,
Celui-là même où se baigne Cassandre ;
Au ras de l’eau tu files comme un trait.

En cet oiseau, bienheureuse est ton âme,
Tu peux voler et tu peux plaire aux dames ;
Sur ton blason figure ton portrait.

Cochonfucius

Saint Graphomane

etld.png

image de l’auteur

Cet ermite se croit le transcripteur des mondes
Et de son scriptorium n’ouvre pas les rideaux ;
Son esprit, dérivant comme un léger radeau,
Guide négligemment sa plume vagabonde.

Il ne s’attarde point sur des choses profondes,
Mais il peut commenter le babil d’un oiseau ;
Il peut certes penser, mais pas plus qu’un roseau,
Ses vers presque toujours à d’autres vers répondent.

Aucun auteur ne craint qu’on marche sur ses pas ;
L’hommage imitatif, ça ne le gêne pas,
C’est comme rajouter une herbe au paysage.

On peut le constater, ce graphomane est vieux,
À peine pourra-t-il tracer quelques passages
Et faire quelques pas, tranquille, sous les cieux.

Cochonfucius

Saint emplumé

st-eplm.png

image de l’auteur

Il n’est pas de ceux-là qui sonnent de la lyre ;
Il flotte dans les airs avec son doux sourire,
Et s’il voit un nuage, il le va caressant,
Car il est bienveillant pour tout ce qui respire.

Son regard peut calmer les monstres rugissants.
Il ne veut point user d’une vapeur d’encens ;
Aux bâtiments sacrés, il n’est rien qui l’attire,
On y voit trop souvent le riche et le puissant.

Quand il est seul, il dit des paroles sans suite ;
Je ne sais que penser de ce babil charmant,
Mais je suis sûr, au moins, que jamais il ne ment.

Sachez-le, ce n’est pas un donneur d’eau bénite,
Sans inconfort, il veille, et sans tourment, il dort,
Ayant avec le monde un véritable accord.

Cochonfucius

Sankt Regenbogen

ukcj.png

image de l’auteur

Sa vie se déroula sur une exoplanète
Où il fut confesseur des vivants et des morts ;
Je ne sais comment sont les membres de son corps,
Mais je sais que son âme est quasiment parfaite.

Lui, de sang et de chair, mais au coeur de prophète,
Des miracles il fit par ses regards si forts ;
Les démons n’osaient plus s’aventurer dehors,
On entendait gémir leur foule stupéfaite.

Au fond d’une chapelle on peut voir son portrait
Que, dans mon jeune temps, un moine me montrait,
Et je m’agenouillais pendant quelques secondes.

De l’avoir avec eux, les anges sont ravis ;
On dit qu’en leur jardin, l’autre jour, on le vit
Longuement converser avec l’Âme du Monde.

Cochonfucius

Sainte Florence

ukh-1.png

image de l’auteur

Dieu se souvient de toi, Florence au teint de rose,
Toi qui si fréquemment as surmonté le mal ;
Il peut voir que ton âme est une fleur éclose
Malgré le ciel obscur et le froid hivernal.

Tu connais l’Écriture et les savantes gloses,
Celles que mit en oeuvre un esprit monacal ;
Tu connais l’Adversaire et ses métamorphoses
Et les moindres recoins du domaine infernal.

Tu n’as jamais commis le péché de luxure,
Ni laissé triompher le diable tentateur ;
Nous reconnaissons là ta vaillante nature.

Lorsque redescendra le Fils consolateur,
Il t’accompagnera, sans te laisser seulette,
Vers un jardin magique où les anges volettent.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.