Murmure aquatique

image de l’auteur

Dans un minuscule ruisselet
Courant sur un serpent de pierres
Plus maigre qu’un humble chapelet
Entre les mains d’une rosière

Viennent s’abreuver des souriceaux
A peine sevrés par leur mère
Parfois aussi quelque moineau
Y trempe une patte éphémère

Les rares promeneurs qui s’attardent
En ce coin de terre oublié
L’enjambent sans y prendre garde

Seul un gosse dégingandé
Gibier d’école buissonnière
(Un cancre au regard de ses maîtres)
Entend comme un chant de rivière
Quand il rêvasse à sa fenêtre

Stahlder

Musicien anonyme

image de Pierrette

L’histoire a retenu le nom de Durandal
Et chanté ses exploits jadis à Roncevaux
Le nom de l’olifant, puissante voix martiale,
Avec lui s’effaça dans la nuit du tombeau.

Il avait prit sa part de toutes les batailles
Lancé son cri de guerre face aux lances ennemies
Tandis que Durandal taillait dans leur muraille
Son chant s’enflait en une glorieuse mélodie.

Quand l’armée disparut, hommes d’armes et barons,
Au-delà de la crête dessinant l’horizon,
Dans le val s’éleva une plainte funèbre.

Même si la chronique ne retint pas son nom
Par la grâce de son chant nourri d’accents profonds
Les adieux du héros sont devenus célèbres

Stahlder

Petit dieu déconfit

image d’ Héraldie

Lorsque chacun de nous a sorti d’un chapeau
Le billet assignant notre rôle dans ce monde
Par décret immuable de notre imprésario,
Mon coeur fut envahi d’une peine profonde

Alors que mes semblables présidaient à la joie
De trouver sous une pluie battante quelque toit
De boire après l’effort une chope de bière

Affecté pour la vie à nourrir des soucis
Une fonction n’attirant aucune sympathie
Je me vis « petit dieu des petites misères »

Une plainte jaillit de mon âme éplorée
La Fortune sous les traits d’une grande Dame Brune
Chevauchant dans la nuit quelque rayon de lune

Sourit et confirma mon rôle de jardinier
Surveillant chaque été l’éclosion de soucis
Peignant le coeur des hommes de mille coloris

Stahlder

Du haut de ces pyramides….

image de Pierrette

Près de la ville du Caire, aux bornes du désert
De grands cars polyglottes jaillissent des émissaires
De tous les coins du monde armés de caméras
Ou bien de téléphones tenus à bout de bras

Je préfère admirer les nobles pyramides
(Polyèdres étonnants disséqués par Euclide)
En lisant la saga de Blake et Mortimer
Duo de mousquetaires de la vieille Angleterre

Ou parfois au détour de quelque rêverie
Revêtant les habits d’une chauve-souris
Me promener la nuit en ce lieu sépulcral,

Pour certains exégètes une figure astrale,
Comme font les poètes en vers ou en chansons
Dans les mondes que visite leur imagination

Stahlder

Poèmes intemporels

image de Pierrette

Tels des rais de soleil à travers les nuages
Les rimes des anciens vers ont traversé les âges
Depuis les Egyptiens des Empires anciens
Chantant la joie mutine de leurs jeunes ovins
Jusqu’aux scribes consignés dans de pieux monastères
Laissant courir leurs plumes dans leurs cellules austères.
Ces voix nous parlent encore quand quelques érudits
Déchiffrent patiemment des manuscrits jaunis
Nous vibrons aux exploits des Grecs que chante Homère
Et sourions ou pleurons aux dits de pauvres hères

Stahlder

Spectres héraldiques

image de Pierrette

Lorsque les hommes masqués de fer
Dans maintes batailles s’affrontaient
Ils arboraient tout un bestiaire
Dans ces sanguinaires ballets

Entre nos confrères ursidés
Et nos soeurs, hermines argentées,
Nous rugissions sur leurs écus
Et bondissions dans la cohue

S’ils passaient de vie à trépas
Leur presque invincible armada
Se retrouvait six pieds sous terre

Nous les suivîmes comme des ombres
Au sein de cet empire sombre
Où nous régnons sans adversaires

Cochonfucius

Une bougie dans la nuit

image de Pierrette

Un chercheur de pépites lassé de tamiser
Du sable et des graviers
S’en fut la nuit venant coupant à travers champs
N’est pas or tout ce qui brille
Mais il est d’autres brillants
Qu’on ne voit au cou des filles
Se dit-il chemin faisant
Les yeux levés vers une toile
Obscure et trouée d’étoiles
Où certaine lune rouquine
Ce soir-là d’humeur coquine
Semblait jouer à cache-cache
Il parvint sans qu’il ne sache
Comment tout cela se fit
Au seuil d’un modeste abri
Où veillait une bougie
Un homme au visage affable
Le fit assoir à sa table
Lui offrit un verre de vin
Une tartine de Boursin
Un recueil de poésies

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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