Jeux du hasard et de la nécessité

Blason de Choisey

La carte du destin forme plus d’une étoile
Dont les branches se croisent en un imbroglio
Tout au long du chemin ça et là se dévoilent
Des fragments de décors au sein de ce chaos

Des ponts, des passerelles surgissent au hasard
Menant vers des avenirs noyés dans le brouillard
A quoi bon s’inquiéter, les dés sur le tapis
Qui président au parcours que suivra notre vie

Ont roulé hors du temps en quelque galaxie
Rêvée par l’alchimiste qui conçut notre monde.
Au fil de nos pensées notre humeur vagabonde

Devine quelques traits des variantes infinies
Des espaces que nous arpentons à tâtons
Bipèdes et quadrupèdes, baleines et moucherons

Stahlder

L’enfant de Bohême

image de Pierrette

L’amour pour certains est un dieu
Qui se promène dans les cieux
Touchant de ses flèches invisibles
Sur la terre d’innombrables cibles

Pour d’autres hélas c’est un démon
A l’âme débordant de poison
Qui se nourrit tel un vampire
Des souffrances nées du désir

Mais qu’advient-il si d’aventure
Le trait décoché par le dieu
Se fiche dans le coeur obscur
De son son confrère venimeux ?

Entre quelques chansons à boire
Les anges se content cette histoire
Et Saint Pierre en trousse un refrain
Car le vin le rend musicien

Stahlder

Le langage des fleurs

image de Pierrette

Au cours de leur histoire les hommes de tous temps
Se penchèrent sur les plantes qui poussent dans les champs
Sur le flanc des montagnes au bord des marécages
En tous lieux on voyait se promener des sages

Guérisseurs et chamanes ou simples esprits curieux
Ils nouaient un dialogue avec toute la flore
En néandertalien en grec et en hébreu
Et dans d’autres idiomes que nous parlons encore

Mais ce fut en latin que tous les botanistes
A travers la planète (jusqu’aux paysagistes)
Parlèrent de l’objet de leurs soins empressés

Or lorsque les plantes prennent elles-mêmes la parole
Elles brisent des savants la docte camisole
Et confient aux poètes leurs secrètes pensées

Stahlder

Rimes sans raison

image de pierrette

L’air qui nous trotte dans la tête
Une certaine comptine discrète
Guide nos pas sur le chemin
Que nous assigne le destin

Malgré les avis de tempêtes
Sans le secours de cigarettes
Telle une coupe de bon vin
Elle nous aide à rester sereins

Jetées parfois sur le papier
De fugitives impressions
D’incontournables intuitions

Se chevauchent en vers malhabiles
Où un poème se profile
Par cette rengaine inspiré

Cochonfucius

Espiègle particule

image de Pierrette

Je vire je vole je me promène
Partout où ma folie m’entraîne
Je suis plus vif que les oiseaux
Mes frères sympathiques et ballots

Je traverse l’acier du toit
D’une grande locomotive
Sans que même d’un seul iota
Sa course jamais ne dérive

Je me pose léger sur le crâne
De doctes astrophysiciens
Penchés studieux sur les arcanes
D’un monde à leurs yeux sibyllin

Je plains parfois la race humaine
Qui sans se lasser se démène
Alignant des rangs de fermions
Pourchassant d’agiles bosons

Tentant de dénouer l’écheveau
De ce sublime concerto

Un jour se sentant un peu gai
Après deux verres de Tokay
Le bon Dieu m’a imaginé
(Certainement pour s’amuser)
En facétieux saute-ruisseau
On m’a baptisé neutrino

Stahlder

Conversation

D’après Cochonfucius

Quand vient l’hiver et ses frimas
Au pied d’un sapin exilé
A l’écart du reste du bois
Les enfants posent leurs souliers

Et quand le printemps reparaît
Une foule de fringants jeunes gens
L’habillent de mille et un rubans
Pour célébrer le mois de mai

L’arbre jamais ne se languit
Dans son altière solitude
Il a ses petites habitudes

Grâce au vent venu d’un cours d’eau
Il converse avec un roseau
Plein d’esprit et de fantaisie
(Quoique plus bavard qu’une pie)

Stahlder

Cahier

La feuille du lundi inaugure un cahier
De trois fois sept pages au papier quadrillé
Sur la feuille du mardi des signes cabalistiques
Indiquent sa vocation toute mathématique
Celle du mercredi se couvre de dessins
Au crayon, à la plume et parfois au fusain
Sur celle du jeudi éclot la botanique
Produits du potager, végétaux exotiques
La feuille du vendredi explore les aspects
De la littérature et vante ses bienfaits
Le samedi la feuille rappelle tous les devoirs
Qui restent encore à faire à la maison, le soir
La feuille du dimanche serait vierge ma foi
Si ne la décoraient des miettes de chocolat

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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