Du haut de ces pyramides….

image de Pierrette

Près de la ville du Caire, aux bornes du désert
De grands cars polyglottes jaillissent des émissaires
De tous les coins du monde armés de caméras
Ou bien de téléphones tenus à bout de bras

Je préfère admirer les nobles pyramides
(Polyèdres étonnants disséqués par Euclide)
En lisant la saga de Blake et Mortimer
Duo de mousquetaires de la vieille Angleterre

Ou parfois au détour de quelque rêverie
Revêtant les habits d’une chauve-souris
Me promener la nuit en ce lieu sépulcral,

Pour certains exégètes une figure astrale,
Comme font les poètes en vers ou en chansons
Dans les mondes que visite leur imagination

Stahlder

Poèmes intemporels

image de Pierrette

Tels des rais de soleil à travers les nuages
Les rimes des anciens vers ont traversé les âges
Depuis les Egyptiens des Empires anciens
Chantant la joie mutine de leurs jeunes ovins
Jusqu’aux scribes consignés dans de pieux monastères
Laissant courir leurs plumes dans leurs cellules austères.
Ces voix nous parlent encore quand quelques érudits
Déchiffrent patiemment des manuscrits jaunis
Nous vibrons aux exploits des Grecs que chante Homère
Et sourions ou pleurons aux dits de pauvres hères

Stahlder

Spectres héraldiques

image de Pierrette

Lorsque les hommes masqués de fer
Dans maintes batailles s’affrontaient
Ils arboraient tout un bestiaire
Dans ces sanguinaires ballets

Entre nos confrères ursidés
Et nos soeurs, hermines argentées,
Nous rugissions sur leurs écus
Et bondissions dans la cohue

S’ils passaient de vie à trépas
Leur presque invincible armada
Se retrouvait six pieds sous terre

Nous les suivîmes comme des ombres
Au sein de cet empire sombre
Où nous régnons sans adversaires

Cochonfucius

Une bougie dans la nuit

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Un chercheur de pépites lassé de tamiser
Du sable et des graviers
S’en fut la nuit venant coupant à travers champs
N’est pas or tout ce qui brille
Mais il est d’autres brillants
Qu’on ne voit au cou des filles
Se dit-il chemin faisant
Les yeux levés vers une toile
Obscure et trouée d’étoiles
Où certaine lune rouquine
Ce soir-là d’humeur coquine
Semblait jouer à cache-cache
Il parvint sans qu’il ne sache
Comment tout cela se fit
Au seuil d’un modeste abri
Où veillait une bougie
Un homme au visage affable
Le fit assoir à sa table
Lui offrit un verre de vin
Une tartine de Boursin
Un recueil de poésies

Stahlder

Jeux du hasard et de la nécessité

Blason de Choisey

La carte du destin forme plus d’une étoile
Dont les branches se croisent en un imbroglio
Tout au long du chemin ça et là se dévoilent
Des fragments de décors au sein de ce chaos

Des ponts, des passerelles surgissent au hasard
Menant vers des avenirs noyés dans le brouillard
A quoi bon s’inquiéter, les dés sur le tapis
Qui président au parcours que suivra notre vie

Ont roulé hors du temps en quelque galaxie
Rêvée par l’alchimiste qui conçut notre monde.
Au fil de nos pensées notre humeur vagabonde

Devine quelques traits des variantes infinies
Des espaces que nous arpentons à tâtons
Bipèdes et quadrupèdes, baleines et moucherons

Stahlder

L’enfant de Bohême

image de Pierrette

L’amour pour certains est un dieu
Qui se promène dans les cieux
Touchant de ses flèches invisibles
Sur la terre d’innombrables cibles

Pour d’autres hélas c’est un démon
A l’âme débordant de poison
Qui se nourrit tel un vampire
Des souffrances nées du désir

Mais qu’advient-il si d’aventure
Le trait décoché par le dieu
Se fiche dans le coeur obscur
De son son confrère venimeux ?

Entre quelques chansons à boire
Les anges se content cette histoire
Et Saint Pierre en trousse un refrain
Car le vin le rend musicien

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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