
image de Pierrette
Tirant une montre d’un gousset
Caché dans son grand pardessus
Le lapin blanc l’air convaincu
Annonce le retour du muguet
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

image de Pierrette
Tirant une montre d’un gousset
Caché dans son grand pardessus
Le lapin blanc l’air convaincu
Annonce le retour du muguet

image de Pierrette
Au cours de leur histoire les hommes de tous temps
Se penchèrent sur les plantes qui poussent dans les champs
Sur le flanc des montagnes au bord des marécages
En tous lieux on voyait se promener des sages
Guérisseurs et chamanes ou simples esprits curieux
Ils nouaient un dialogue avec toute la flore
En néandertalien en grec et en hébreu
Et dans d’autres idiomes que nous parlons encore
Mais ce fut en latin que tous les botanistes
A travers la planète (jusqu’aux paysagistes)
Parlèrent de l’objet de leurs soins empressés
Or lorsque les plantes prennent elles-mêmes la parole
Elles brisent des savants la docte camisole
Et confient aux poètes leurs secrètes pensées

image de pierrette
L’air qui nous trotte dans la tête
Une certaine comptine discrète
Guide nos pas sur le chemin
Que nous assigne le destin
Malgré les avis de tempêtes
Sans le secours de cigarettes
Telle une coupe de bon vin
Elle nous aide à rester sereins
Jetées parfois sur le papier
De fugitives impressions
D’incontournables intuitions
Se chevauchent en vers malhabiles
Où un poème se profile
Par cette rengaine inspiré

image de Pierrette
Je vire je vole je me promène
Partout où ma folie m’entraîne
Je suis plus vif que les oiseaux
Mes frères sympathiques et ballots
Je traverse l’acier du toit
D’une grande locomotive
Sans que même d’un seul iota
Sa course jamais ne dérive
Je me pose léger sur le crâne
De doctes astrophysiciens
Penchés studieux sur les arcanes
D’un monde à leurs yeux sibyllin
Je plains parfois la race humaine
Qui sans se lasser se démène
Alignant des rangs de fermions
Pourchassant d’agiles bosons
Tentant de dénouer l’écheveau
De ce sublime concerto
Un jour se sentant un peu gai
Après deux verres de Tokay
Le bon Dieu m’a imaginé
(Certainement pour s’amuser)
En facétieux saute-ruisseau
On m’a baptisé neutrino

D’après Cochonfucius
Quand vient l’hiver et ses frimas
Au pied d’un sapin exilé
A l’écart du reste du bois
Les enfants posent leurs souliers
Et quand le printemps reparaît
Une foule de fringants jeunes gens
L’habillent de mille et un rubans
Pour célébrer le mois de mai
L’arbre jamais ne se languit
Dans son altière solitude
Il a ses petites habitudes
Grâce au vent venu d’un cours d’eau
Il converse avec un roseau
Plein d’esprit et de fantaisie
(Quoique plus bavard qu’une pie)

La feuille du lundi inaugure un cahier
De trois fois sept pages au papier quadrillé
Sur la feuille du mardi des signes cabalistiques
Indiquent sa vocation toute mathématique
Celle du mercredi se couvre de dessins
Au crayon, à la plume et parfois au fusain
Sur celle du jeudi éclot la botanique
Produits du potager, végétaux exotiques
La feuille du vendredi explore les aspects
De la littérature et vante ses bienfaits
Le samedi la feuille rappelle tous les devoirs
Qui restent encore à faire à la maison, le soir
La feuille du dimanche serait vierge ma foi
Si ne la décoraient des miettes de chocolat
Stahlder

image de Pierrette
Mes voiles claquent au vent
Le marin n’en a cure
C’est un vieux pénitent
Dans une robe de bure
Il muse en regardant
Les nuages nomades
Les vagues qui gambadent
A travers l’océan
Sur une vergue perchées
Deux mouettes effrontées
Rient de quelque boutade
A gorge déployée
Le moine indifférent
A leurs rodomontades
Qui par trop se prolongent
Poursuit son cheminement
A travers quelque songe
Puis voilà qu’il sourit
Chassant les péronnelles
En deux ou trois coups d’ailes
Vifs et impétueux
Un gardien de son rêve
Lui procure une trêve
Sous les traits d’un grand freux
La mine réfléchie
Dans son habit de suie

image de Pierrette
Une chronique parallèle
À celle que tiennent nos savants
Mais à mes yeux aussi fidèle
Rédige au sein des flots mouvants
Un doigt mystérieux dans l’écume
Un doigt léger comme une plume
Y figure tout être ici-bas
De la fourmi au magistrat
Qui au sort des humains préside
Ces fluides biographies
Survivront j’en fais le pari
Aux orgueilleuses pyramides
Perpétuant le nom des rois

Blason de Smallwood of Chelford
Les évêques seraient des fous
Ne leur cherchez donc pas des crosses
Ils oublieraient leur sacerdoce
Possédés par un dieu vaudou
S’ils suivent une voie oblique
Comme des fils de l’alambic
Sur cet échiquier qu’est la vie
Ni voyez nulle anomalie
Nous sommes des pions au sein d’un jeu
Dont nous ignorons les enjeux
Par ses lois pieds et poings liés
Cela nous semble cavalier
On y fait deux trois petits tours
Lors d’une balade sans retour

image de Pierrette
Quand Pandore l’inconséquente
Eut ouvert le fatal coffret
(Selon des « sachants » une jarre
Mais avec les mêmes effets)
Il resta aux hommes l’espoir
Pour les aider dans la tourmente
Et puis aux âmes dilettantes
L’humour qui chasse les regrets
Agiles comme des feux follets
Pipent leurs mots les plaisantins
En prose en vers voire en latin
Chaque jour que le Bon Dieu fait
Je prie le saint des facétieux
Pour tous les beaux esprits sérieux
Qui se veulent si vertueux
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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