Voyages interplanétaires

Blason de Bury

Chaque boîte emplie de livres est une galaxie
Déposée à nos pieds par l’aimable génie
Qui nous ouvre les portes de ces mondes stellaires
On peut les visiter tout en restant sur terre
Entreprenant sans frais de multiples voyages
Et sans se fatiguer, ce, quel que soit notre âge.
De sept, selon l’adage, à soixante dix sept ans,
En voyeur invisible sans bruit on se faufile
Parmi les personnages de célèbres romans
(Ou d’oeuvres anonymes dont nous séduit le style).
Au rythme d’aventures quelquefois singulières,
Mobilisant parfois l’humanité entière,
Au fil d’une lecture on abolit le temps

Stahlder

Etoile

Blason de Meyrargues

Cette étoile diffuse une sérénité
Qui se teinte souvent d’un halo de gaîté
Autour d’elle gravitent de nombreux satellites
Lesquels au grand jamais ne quittent son orbite

Des nuées de planètes dans cette galaxie
En verdissent m’a-t-on dit de vaine jalousie
Ces malheureuses sont vouées par quelque sort funeste
A souffrir de l’ennui qui est comme une peste

Prospérant chez les êtres qui leur sont attachés
Qui préfèrent à leurs charmes des écrans connectés
Où nombre d’arnaqueurs, gourous omniprésents

Étalent sous leurs yeux des trésors illusoires
Déprimées, chaque nuit, elles tournent leurs regards
Vers l’étoile Prozac qui brille au firmament

Stahlder

Humain

Blason de Champsac

Pour d’aucuns la souffrance mène à la délivrance
D’autres firent l’éloge de l’ataraxie
Certains sur ces sujets ont gardé le silence
J’applaudis pour ma part à toute anesthésie

Se soumettre à son sort peut sembler héroïque
Lâcher prise est prôné par des canons bouddhiques
Des fidèles ont pensé qu’offrir leurs maux à Dieu
Leur assurait l’accès à un recoin des cieux

La nature du Christ fut l’objet de débats
Parmi les érudits, des docteurs de la loi
Affrontèrent sur ce point de grands théologiens

Loin de moi l’ambition de trancher ces questions
Mais à ouïr aujourd’hui les mots de sa passion
Le Fils du Charpentier me semble certes humain

Stahlder

Chat

image de Pierrette

On me dit de mauvais augure
Alors qu’aux hommes point ne nuis
Même au plus fort de la froidure
Je les délivre des souris

Les chats amoureux de la lune
Souvent chassent les mêmes proies
Comme nous ils veillent à la brune
Pourtant ces mêmes hommes les choient

Les insatiables seraient rapaces
Selon leur lexicologie
Un rat maigrelet nous suffit

Voyez par là leur ignorance
Qui n’égale que leur suffisance
Comme ils n’ont foi qu’en la paperasse
Pardonnons leur ces inepties

Stahlder

Dromadaire

image de Pierrette

Sous ses doigts chaque jour une bourse s’arrondit
Qu’il vénère je crois tel un trésor sacré
Entre ses doigts ruissellent les mois puis les années
Le temps qui s’évapore de ce qui fut sa vie

Lorsque sur la balance on pèsera son coeur
Comme sous une pluie de plomb chutera le plateau
La fortune amassée avec tant de ferveur
Pus légère qu’une plume s’envolera si haut

Qu’elle ira chatouiller, je vous parie, le nez
De celui que l’on nomma notre Grand Horloger
Lors, son éternuement sur terre le renverra

Dans la peau d’un chameau voire d’un dromadaire
Traversant sans manger ni boire quelque désert
Méditant à loisir certain noble sutra

Stahlder

Tchouang Tseu

Papillon

 

Pour qui lit Lao Tseu, penseur et philosophe
Certaine fin du monde a pour nom papillon
Mais pour les papillons c’est une catastrophe
Comme un hiver sans fin dans un lit de glaçons

Il se désole en vers, ce beau lépidoptère
Car son dernier voyage hélas est programmé
Nul oreille ne perçoit ses complaintes amères
Sur les rives du Styx il lui faut aborder

Ses dernières heures sonnent, il crie son désespoir
Ses ailes tressautent en vain dans un affreux cauchemar
Les portes de ce songe sont gardées par un freux

L’oiseau soudain s’efface dans son manteau de deuil
Le moribond se traîne jusqu’à l’ombre du seuil
Où se tient un jeune homme au regard anxieux

Son fidèle disciple l’effleure embarrassé
Sa peau encore tiède bientôt se refroidit
Sur un rouleau de soie il repose à demi
De sa main son pinceau doucement a glissé
Traçant les derniers mots de l’oeuvre de Tchouang Tseu

OU SI L’ON PREFERE UNE FIN PLUS OPTIMISTE :

Et voici qu’il s’éveille affreusement transi
Sur un rouleau de soie il s’était assoupi
De sa main son pinceau doucement a glissé
Traçant les premiers mots de l’oeuvre de Tchouang Tseu

 

Stahlder

Loup

Blason de la famille du Bahuno de Kerolain

Dans un paysage lunaire
Un loup si ce fauve est un loup
Traque en animal solitaire
Les pâtres et leurs ovins si doux

Les mères disent aux bergères
Petite méfie toi surtout
Des ombres qui entre ciel et terre
Surgissent au-dessus de nous

Car cette bête carnassière
Se dresse et marche tout debout

Ses crocs tels deux croissants de lune
Jaillissant parmi les étoiles
Scelleraient là ton infortune
En un sanglant cérémonial

Sache aussi, qu’étrange animal,
(Sous des dehors pourtant plus doux)
Sommeille en chaque homme le mâle
Que le désir peut rendre fou

Stahlder

Soudain

image de Pierrette

Pour qui a plané
Porté par le vent
Voguant enivré
Loin de ses tourments
Le retour sur terre
Est sûrement amer
Mais un vermisseau
Que l’on voit trinquer
Un peu à l’étroit
Avec ses jumeaux
D’un dé de porto
Au fond d’un terrier
Soudain nous rappelle
qu’ un changement d’échelle
Dans la galaxie
Suffit pour ma foi
Célébrer la vie

Stahlder

Voix

image de Pierrette

Pour qui hors du sein maternel
Projeté dans ce nouveau monde
Ne voit ni la terre ni le ciel
Ni la lumière vagabonde

Les voix deviennent des visages
Toutes les gammes infinies
Une ribambelle d’images

Les saints sans rondes auréoles
Se reconnaissent à leurs paroles
Les anges sont tous nés musiciens

Dieu lui même n’est pas que lumière
Il est la musique des sphères
Dans son coeur un souverain bien

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.