Coursier de Jun Ti

image de Pierrette

Dans le ciel de l’Asie
Un cochon doux et sage
Par les dieux fut commis
A un mien parrainage

Je suis donc c’est fatal
De ce bel animal
L’enseignement serein
Un tantinet mutin

Membre de la Grande Ourse
Il assure la course
D’une déesse altière
Porteuse de lumière

De cette parenté avec les ursidés
Je l’avoue volontiers
Je n’en suis pas peu fier

Stahlder

Ange cryptique

Comme le Fils du Charpentier
Je ne parle qu’en paraboles
Nul n’en comprendrait les symboles
Mon métier n’est pas d’enseigner

Personne ne saisit mes paroles
Sinon les arbres centenaires
Ils ont fondé plusieurs écoles
Rivalisant de commentaires

En quelques rapides ellipses
Au terme desquelles je m’éclipse
Je cueille au vol les auréoles

Des saints qui planent au firmament
Ils me traitent de garnement
Je suis un ange un peu frivole

Stahlder

Ancre onirique

image de Pierrette

Rien ne se crée rien ne se perd
Au bord d’ une crique imaginaire
Un marin lisait cet adage
Dans les écrits d’un ancien mage

Tel un fantôme suranné
La trace d’une fleur fanée
Lui tenait lieu de marque-page

Sa barque tanguait en son mouillage
Une ancre mangée par la rouille
Abandonnée, triste dépouille
Se désagrégeait sur la plage

Vibration au sein d’un grand pin
L’ombre d’un promeneur défunt
Se fondait dans le paysage

Stahlder

Mémoire

Blason de Soissons

Le séjour des défunts est celui de l’oubli
Qui a bu le Léthé en un autre se mue
Se croit-il en Enfer ou bien au Paradis
La question en ce lieu lui paraît incongrue

Son crâne est empli d’ombre il se meut dans la brume
En son coeur cependant nulle espèce d’amertume
L’immense roue du temps a cessé de tourner
Et lui, à cet instant, cessé de pédaler

Un Seigneur se présente qui se dit Roi des Morts
Mais il n’est entouré d’aucun garde du corps
Ce monarque lui offre l’idée d’un verre de vin,
Et récite un sonnet qu’il conçut tout gamin

Il y chantait le monde et ses mille merveilles
La fraîcheur d’une eau vive sous les traits du soleil
Le rire de ses amis, le regard d’un vieux chien…
Au rythme de ses vers la mémoire lui revient

 

Stahlder

Secret

image de Pierrette

En des temps fort anciens
Je servis de parrain
A plus d’un sacrifice
Ma gloire de jadis
N’est plus qu’un souvenir
De nouveaux lieux de culte
N’ont cessé d’envahir
Les cités où les hommes
Sont venus s’entasser
Des chamanes pourtant
Éternels étudiants
En secret me consultent
Et à la nuit venue
Des dryades en bande
Sous mon faîte chevelu
Dansent une sarabande

 

Stahlder

Voyages interplanétaires

Blason de Bury

Chaque boîte emplie de livres est une galaxie
Déposée à nos pieds par l’aimable génie
Qui nous ouvre les portes de ces mondes stellaires
On peut les visiter tout en restant sur terre
Entreprenant sans frais de multiples voyages
Et sans se fatiguer, ce, quel que soit notre âge.
De sept, selon l’adage, à soixante dix sept ans,
En voyeur invisible sans bruit on se faufile
Parmi les personnages de célèbres romans
(Ou d’oeuvres anonymes dont nous séduit le style).
Au rythme d’aventures quelquefois singulières,
Mobilisant parfois l’humanité entière,
Au fil d’une lecture on abolit le temps

Stahlder

Etoile

Blason de Meyrargues

Cette étoile diffuse une sérénité
Qui se teinte souvent d’un halo de gaîté
Autour d’elle gravitent de nombreux satellites
Lesquels au grand jamais ne quittent son orbite

Des nuées de planètes dans cette galaxie
En verdissent m’a-t-on dit de vaine jalousie
Ces malheureuses sont vouées par quelque sort funeste
A souffrir de l’ennui qui est comme une peste

Prospérant chez les êtres qui leur sont attachés
Qui préfèrent à leurs charmes des écrans connectés
Où nombre d’arnaqueurs, gourous omniprésents

Étalent sous leurs yeux des trésors illusoires
Déprimées, chaque nuit, elles tournent leurs regards
Vers l’étoile Prozac qui brille au firmament

Stahlder

Humain

Blason de Champsac

Pour d’aucuns la souffrance mène à la délivrance
D’autres firent l’éloge de l’ataraxie
Certains sur ces sujets ont gardé le silence
J’applaudis pour ma part à toute anesthésie

Se soumettre à son sort peut sembler héroïque
Lâcher prise est prôné par des canons bouddhiques
Des fidèles ont pensé qu’offrir leurs maux à Dieu
Leur assurait l’accès à un recoin des cieux

La nature du Christ fut l’objet de débats
Parmi les érudits, des docteurs de la loi
Affrontèrent sur ce point de grands théologiens

Loin de moi l’ambition de trancher ces questions
Mais à ouïr aujourd’hui les mots de sa passion
Le Fils du Charpentier me semble certes humain

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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