Viva la Musica

image du net

Le soleil tend l’oreille dans le ciel, immobile…
La Muse de la musique muse à travers la ville.
Un orchestre est blotti dans sa folle chevelure,
Composant dans le vent d’étranges harmoniques.
Un joueur de flûtiau la suit, mélancolique.
Il joue pour les oiseaux perdus dans la ramure.
Les passants qui la croisent, le regard concentré,
Ne la voient ni l’entendent, tant ils sont affairés.
Un musicien errant, remisant sa sébile,
Secoue la tête et boit une rasade de vin.
Il croit avoir perçu l’écho dans le lointain
D’une musique insolite aux notes volatiles

Stahlder

Méditation

image de Pierrette

Méditer sans penser est un art difficile,
Déchiffrer le dessin qui court en filigrane
Sur la trame d’un monde redevenu diaphane
Où même les rochers nous semblent volatiles.
Méditer sans penser est chose difficile,
Des poètes chinois, rêvant dans une barque,
Leurs pensées dérivant sur les reflets d’un lac,
Captèrent en quelques traits la leçon du silence,
De l’espace et du temps, la même Impermanence.
L’âme simple elle aussi dans une humble demeure,
Sans le secours des mots, chemine avec lenteur.
J’écoute pour ma part la pluie qui tambourine
(Quand il pleut) ou les gammes d’une jeune voisine
Sans chercher le secours de la méditation…
Méditer sans penser demande réflexion…

Stahlder

Clartés  

image de Pierrette

L’âme est un faible lumignon,
Un feu dont les pâles rayons
Guident nos pas, cahin-caha,
En un point de la galaxie.
Grâce à ce pâle lumignon,
Nous nous dirigeons à tâtons
Dans un univers clair-obscur
Tissé de fausses apparences
Mais qui est aussi une danse.
Lors, l’âme devient une monture,
Bondissant et criant de joie,
Et la lune, une blanche hermine,
Éclaire cette folle pantomime
Mêlant raison et déraison

Stahlder

 

 Hier, aujourd’hui, demain 

image de Pierrette

Chesterton s’étonnait de ne point s’étonner…
À quoi bon explorer les brumes de l’avenir
Dans de subtiles volutes de café,
Les merveilles du monde se mirent
Dans le regard d’un nouveau né
Quand surgit une créature
Sur notre terre, quelle aventure !
Le doigt d’un ange marque d’un sceau
Ses lèvres et d’un coup de plumeau
Disperse aux quatre vents toutes ses connaissances
Aussi, à chaque renaissance,
Recherchons donc les signes occultés du passé
Sans cesser pas à pas de nous émerveiller

Stahlder

Rêve fleuri

Blason Saint-Escobille

Le paradis fut un jardin…
En furent chassés les humains,
Leur sort est décrit dans la Bible
Compilée par de nombreux scribes.
Mais du Jardin ce qu’il advint,
Pour nous c’est un point sibyllin.
Abrités par de grands chapeaux,
Et revêtus de bleus sarraus,
De nouveaux jardiniers zélés
En sont-ils à présent chargés ?
Dans mon esprit des coquelicots
Y éclosent dans un tableau
Rêvé par le douanier Rousseau

Stahlder

Ballet aquatique

Une vieille distribue des miettes à la ronde
Aux canards qui se rêvent en hardis matelots
Un cygne inconnu glisse, impassible, sur l’eau
Il paraît insensible au tumulte du monde
Mais, ayant entrevu dans la salle d’un château
Des lapins médiévaux, qui, sur un vieux grimoire,
S’acharnaient sur des chiens aux puissantes mâchoires,
Il médite sur le sort des humains d’ici-bas
Comme le fit Villon, poète qu’il vénère,
Musant sur le destin de ses anciens compères
Aux poches cousues d’or, trouées par la misère

Stahlder

Clin d’oeil à Desnos

image de Pierrette

Vente le vent
Au sein de longues nuits nocturnes
Quand s’allume la lune
Vente le vent
Quand l’or du soleil dore
Les épis qui chantent dans les champs
Vivant leur vie
Les hommes humains inhumains
S’affairent à leurs affaires
Le sourcil sourcilleux
Riant, criant, brillant parfois de mille feux,
Naissant, vivant, mourant,
Brindilles dans le Vent

Stahlder

Hommage au cercle des poètes disparus

image de Pierrette

Cachées dans une chope de bière
Dansent une folle farandole
Des jonquilles au corolles d’or
Que chanta certain météore
En la vénérable Angleterre
Solitaire tel le nuage
Qu’habilla de gais pantalons
En Russie le Prince des mages
Quand flambait la révolution
Cachés dans une chope de bière
Chantent aussi des vers inspirés
Par des poètes débonnaires
À la gloire des taverniers
Rêvant de gloire sous les cieux,
Voués à l’esprit de sérieux,
Il est poètes que vents emportent…
La nef du temps les emporta
Et sur les traces de leurs pas
Éclosent des broussailles mortes

Stahlder

Le coq et les astronomes

D’après Cochonfucius

Campé sur un éléphant gris,
Le coq chante et danse un péan
Il se promène épanoui
Par une matinée de printemps

Quelques rares humains de passage,
Croisant ce spectacle inédit,
Se moquent devant cet assemblage
Qui leur semble une bouffonnerie

Mais quand ces myopes créatures
Déploient d’immenses télescopes
Pour repousser leur horizon

Le coq sourit, grattant la terre
Où se dissimule quelque ver
Et ce, sans l’aide d’un lorgnon…

Stahlder

 

L’encre et la plume

image de Pierrette

L’encrier est une lampe magique
La plume éveille ses génies
Qui au sein de cet alambic
Se livrent à mille facéties
Un monde nouveau s’y dessine
Où s’esquissent des formes mutines
Où naissent d’insolites destins
Croisés au détour des chemins

 

S’y mirent aussi les créatures,
La nombreuse progéniture
Du mage qui les inventa
Dans un estaminet cosmique
Qu’évoquent les canons védiques
Les pieux disciples du Bouddha
Les pénitents du Golgotha

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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