Refuge familier

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Des livres entrouverts s’envolent des pensées
Tantôt folles tantôt sages, des phrases murmurées,
Qui parlent à notre esprit dès notre plus jeune âge,
Tissant un univers aux mille paysages…
Qu’une soif d’action nous engage à courir
Vers ce que l’on espère un glorieux avenir,
Ou bien que l’on rumine de mornes souvenirs,
Faisant d’une taupinière une immense montagne,
Au long de notre vie leurs mots nous accompagnent.
Quand nous nous endormons parmi leurs pages closes
Nos rêves s’illuminent des couleurs de leur prose…
Nous vivons d’Abélard les amours contrariées,
De nobles paladins les folles épopées,
Des drôles d’animaux peints par les fabuliste
Les aventures plaisant à tous les moralistes.

Stahlder

Apprentissages 

image de Pierrette

Les clés de leurs savoirs cliquettent et s’entrechoquent
A la ceinture des sachants.
Ils jugent les gyrovagues, pauvres moines errants
Qui déambulent dans la vie
Le nez au vent, plus que loufoques…
Pourtant ces doux mendiants glanent dans leur sébile
Nombre de connaissances de nature subtile
Qui nourrirent autrefois philosophes et savants.
Ainsi musant, chemin faisant,
Ils déambulent dans la vie,
Butinant chaque jour de nouvelles pensées,
Renouant quelques fils de sagesses oubliées

Stahlder

Tempus fugit

image de Pierrette

Les hommes sur cette terre dansent une farandole,
Rien ne semble jamais brider leur course folle,
Jeunes et vieux tour à tour se joignent au tourbillon,
En Avignon, dit-on, ils valsent sur un pont.
Le temps coule, serein, tel un ruisseau de sable,
Les astres, indifférents, poursuivent leur promenade,
Comme celui de Kant leur parcours immuable
Règle de tous les êtres l’éphémère parade.
Un arbre centenaire médite sur la vie,
Autour de ses racines s’activent des fourmis,
Il les contemple avec une tendresse infinie

Stahlder

Tour éphémère 

image de Pierrette

Le ciel, mouvant et sombre comme les océans,
Se drape dans une cape aux reflets inquiétants.
Sur terre les créatures qui peuplent notre monde
Guettent la voix du volcan qui dans leurs têtes gronde.
Un enfant insouciant souffle dans une paille,
Et des bulles voltigent en un tableau abstrait…
Ses pensées caracolent, portées par ce ballet,
Où miroitent les mille facettes d’un vitrail.
Une tour solitaire tremble dans ses reflets,
Et d’un vieux philosophe, la silhouette pensive,
Qui se promène le long d’éphémères coursives.
Un chat cligne des yeux au bord d’une fenêtre
En voyant ces images disparaître et renaître,
Puis se love, indolent, dans son rêve douillet

Stahlder

Anamorphoses

image de Pierrette

La brume se disperse dans le vent
Et les créatures qu’elle enfante,
Et qui un moment nous enchantent,
Voguant dans le courant, gagnent le firmament.
Nos pensées, planant dans les airs,
Cherchent à dessiner ce bestiaire
Qui se fond parmi les nuages
En un fluide paysage.
Méditant sur le flux et le reflux des choses,
Elles dérivent, apaisées par ces métamorphoses…

Stahlder

Tierce divine

Blason de Le Poil (Alpes de haute-Provence)

La vie des hommes est faite de montagnes russes,
Trajet plus bosselé que l’échine d’un chameau,
Qu’on parcourt secoué comme un boisseau de puces,
Espérant une pause au sein de ce chaos.
Un tapis de prière, quelque faux tatami,
Où l’on peut oublier un moment les soucis
Que l’on voit dériver au large de la grève
Nous procure parfois une forme de trêve.
On devine l’hémolymphe des coléoptères,
Le sang qui pulse au sein de tous les mammifères,
La sève qui nourrit les humbles végétaux…
Les hymnes primitifs qu’entonne ce trio
Apaisent de notre coeur les élans mortifères

Stahlder

Viva la Musica

image du net

Le soleil tend l’oreille dans le ciel, immobile…
La Muse de la musique muse à travers la ville.
Un orchestre est blotti dans sa folle chevelure,
Composant dans le vent d’étranges harmoniques.
Un joueur de flûtiau la suit, mélancolique.
Il joue pour les oiseaux perdus dans la ramure.
Les passants qui la croisent, le regard concentré,
Ne la voient ni l’entendent, tant ils sont affairés.
Un musicien errant, remisant sa sébile,
Secoue la tête et boit une rasade de vin.
Il croit avoir perçu l’écho dans le lointain
D’une musique insolite aux notes volatiles

Stahlder

Méditation

image de Pierrette

Méditer sans penser est un art difficile,
Déchiffrer le dessin qui court en filigrane
Sur la trame d’un monde redevenu diaphane
Où même les rochers nous semblent volatiles.
Méditer sans penser est chose difficile,
Des poètes chinois, rêvant dans une barque,
Leurs pensées dérivant sur les reflets d’un lac,
Captèrent en quelques traits la leçon du silence,
De l’espace et du temps, la même Impermanence.
L’âme simple elle aussi dans une humble demeure,
Sans le secours des mots, chemine avec lenteur.
J’écoute pour ma part la pluie qui tambourine
(Quand il pleut) ou les gammes d’une jeune voisine
Sans chercher le secours de la méditation…
Méditer sans penser demande réflexion…

Stahlder

Clartés  

image de Pierrette

L’âme est un faible lumignon,
Un feu dont les pâles rayons
Guident nos pas, cahin-caha,
En un point de la galaxie.
Grâce à ce pâle lumignon,
Nous nous dirigeons à tâtons
Dans un univers clair-obscur
Tissé de fausses apparences
Mais qui est aussi une danse.
Lors, l’âme devient une monture,
Bondissant et criant de joie,
Et la lune, une blanche hermine,
Éclaire cette folle pantomime
Mêlant raison et déraison

Stahlder

 

 Hier, aujourd’hui, demain 

image de Pierrette

Chesterton s’étonnait de ne point s’étonner…
À quoi bon explorer les brumes de l’avenir
Dans de subtiles volutes de café,
Les merveilles du monde se mirent
Dans le regard d’un nouveau né
Quand surgit une créature
Sur notre terre, quelle aventure !
Le doigt d’un ange marque d’un sceau
Ses lèvres et d’un coup de plumeau
Disperse aux quatre vents toutes ses connaissances
Aussi, à chaque renaissance,
Recherchons donc les signes occultés du passé
Sans cesser pas à pas de nous émerveiller

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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