Dépression

image de Pierrette

Tel un poète sans avoir
Un pauvre hère se désespère,
Sa vie est tissée de misère,
Il n’y voit poindre nul espoir…
Mais au détour d’un long couloir,
Qu’on imagine sans lumière,
Son pied bute sur un ouvrage,
L’anthologie de quelques sages.
Des citations du Gai savoir
Y voisinent avec des passages
Célébrant avec Spinoza
La suprématie de la Joie.
Ce livre est composé en braille,
Un langage, ma foi, fort utile
A qui ne voit la vie qu’en noir.
Tenant ferme ce gouvernail
Il s’avance vers la clarté,
Quête de toute philosophie,
Que diffuse au sein de la nuit
L’enseigne d’un estaminet

Stahlder

Un poème nommé furet

Image de Pierrette

Parfois,
Quand flambe le soleil,
Ton doigt muse dans la poussière,
Un poème s’écrit qui s’efface aussitôt…
Le voici le voilà !
Ce poème te nargue et le jour et la nuit
Le voici le voilà !
Il crépite dans le feu et se fond dans la pluie
Le voici le voilà !
Jouant à cache-cache pour tromper son ennui
Le voici le voilà !
Et quand tu l’abandonnes pour tes autres hobbies
Le voilà le voici !!!!!

Stahlder

E la nave va….

image de Pierrette

Sur les navires de la vie
Tanguent les joies et les soucis
Certains prématurément sont,
Hélas, envoyés par le fond

Portent leur deuil quelques sirènes
Qui teignent leurs cheveux en noir
Chantant de la mort la victoire
En cette impitoyable arène

D’autres esquifs sont protégés
Par d’invisibles déités
Tapies au fond de nos besaces,

Remercions donc ces compagnons,
Chaque jour, vacillant sur le pont,
En célébrant le temps qui passe

Stahlder

Efflorescences philosophiques

image de Pierrette

A l’auberge dite du Portique,
S’échangent au soleil couchant,
De jolies fleurs de rhétorique
Arrosées d’un verre de Fendant

Attentive à l’étrange musique,
Composées par les arguments
De nos buveurs métaphysiques,
Une rose couleur de safran…

En jouteurs expérimentés,
Ils dissertent sur la beauté
Dont elle est le symbole vivant,

Elle goûte le brio de leur prose
Quand ils évoquent en se jouant
La nature cachée des choses

Stahlder

 

Doublon

image de Pierrette

La faim aiguille le nourrisson
S’emparant du sein de sa mère
Et la soif, le joyeux larron,
Descendant une chope de bière

La soif titille le liseron,
Et la rosée le désaltère,
La faim tenaille notre bedon
Quand est vide le frigidaire

La faim aiguise notre esprit
Toujours friand de connaissances,
Et notre âme, tandis qu’il s’instruit,

Étanche sa soif de transcendance
(Ou d’une spirituelle immanence),
En s’abreuvant de poésie

Stalhder

Explorations

Pierrette en Héraldie

Tout rêve est une vaste planète
Que l’on arpente, tantôt gaiement
Tantôt d’un pas plus que tremblant,
Craignant les dangers qui nous guettent

S’y confondent l’espace et le temps
En un immense chatoiement.
Planète, où les anamorphoses
Toute réalité transposent,

Tel est le monde où nous vivons
Un grand nombre de nos années,
Acteurs d’un vrai conte de fée
Qu’avec le jour nous oublions…

Franchi le seuil de l’au-delà,
La troisième planète après le soleil
Dans les limbes s’estompera

Et ce monde précédant l’éveil
Dans l’album de nos souvenirs
Sa juste place reprendra

Stahlder

« Sag mir wo die Blumen sind… »

image de Pierrette

Se promenant dans leurs jardins
S’émerveillent les citadins
Devant le joyeux festival
Des éclaireuses de Floréal

Les fleurs s’enivrent de l’eau du ciel,
Les abeilles guettent le soleil,
Car vêtues d’un manteau de pluie
Leurs ailes diaphanes alourdies

Soumises à la gravitation
Leur semblent transmuées en plomb
Ailleurs, sous d’autres latitudes,
Soumises à d’autres habitudes,

Des humains guettent l’éclosion
Sur les vitres de leurs maisons
Des fleurs de gel en toute saison

Stahlder

Monastère décrépit

d’après Cochonfucius

Dans un cloître fantomatique
Se meuvent des ombres les reflets,
Cueillant des plantes aromatiques,
Dans le secret d’un jardinet

L’écho de psaumes oubliés
Court sous les voûtes élimées,
Et les dalles de pierres érodées
Murmurent le phrasé des motets

Parfois quelque robe de bure
Habitée par un pénitent
Se faufile entre ces vieux murs

Il tire des manches de son habit
Une grande flasque d’eau de vie
Et trinque, amène, avec le vent

Stahlder

Coffres poussiéreux

Image de Pierrette

Dans les coffres au fond des greniers
Dorment des lettres oubliées
Des robes de soirée surannées
Des photos au tons délavés

Dans les coffres d’antiques théâtres
Sommeillent de fausses pièces d’or
Parmi des fragments de décors
Où ferraillaient des matamores

Aussi les pourpoints des bellâtres
Qui courtisaient leurs dulcinées
En des formules ampoulées
Sous le nez de maris trompés

Dans le coffre des loups de mer
Voisinent quelques poignards malais
Avec une vieille pipe d’écume
Conjurant en rubans de brume
Les mots d’étranges alphabets

Ternit une couche de poussière
Dans le coffre de notre esprit
Les oripeaux doux et amers
Qui habillèrent notre vie

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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