Catégorie : Recueil de Vincent
Queequeg
Dieu est une mésange

image de Pierrette
Toute seule dans sa maison au fond des bois,
Adepte d’une communauté religieuse,
Françoise vit depuis près de trente ans heureuse,
Travaillant la terre, priant, peignant parfois.
Pour beaucoup la solitude n’est pas un choix,
Synonyme d’une existence malheureuse,
Certains même la qualifieraient de honteuse,
À l’appelation de « Sans potes » elle aurait droit.
Mais elle n’en aurait sans doute rien à faire,
Considérant sa vie comme étant son affaire,
Elle n’est pas si isolée que ça de surcroît ;
Des petits oiseaux viennent lui rendre visite,
Leur passage comble de joie la vieille ermite,
Elle y voit la présence du divin, je crois.
Misère et corde
Un barrage contre le maléfique

Contre le mal qui le tiraille,
Le poète en silence braille.
Ses vers sont semblables aux pierres
Dont sont composées les murailles.
Ada
Dépité
Le désastre du combat du Portugal
La haine pour temple

Un prêtre poignardé, d’une voix faible, appelle
Une âme secourable, un ange protecteur,
Quelqu’un pour qui l’amour est le seul directeur,
Bref, un individu qui trouve la vie belle.
L’homme de Dieu priait seul dans une chapelle
Quand entra en silence un être destructeur
Qui planta son couteau dans le génuflecteur ;
Il s’écroula d’un coup, sans un geste rebelle.
L’islamiste, un instant, le sang jaillir, contemple,
Puis tranche le blessé car la haine est son temple
(La cause religieuse étant un faux motif).
Enfin il met le chef sur la table de messe
Et crie Allah akbar, d’une voix vengeresse
En regardant le ciel du monument votif.







