Le chien et l’arbre

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Blason de la famille  Meritens

Deux jeunes chiens errants traversent une forêt
L’un d’entre eux se prend une patte dans un piège
Dissimulé sous un épais tapis de neige.
Les mâchoires métalliques broient son jarret.

Son frère impuissant, à ses côtés fait le guet.
Contre les renards affamés il le protège.
Grâce à sa présence ses souffrances il allège,
Jusqu’à son dernier souffle il soutient son cadet.

Souvent l’aîné retourne sur les lieux du drame,
Pour éloigner un petit peu son vague-à-l’âme.
Gueule tendue vers le ciel il hurle à la mort.

Un magnifique cèdre y est sorti de terre.
Les yeux fermés, contre sa poitrine il le serre
Imaginant étreindre son frérot encor.

Vincent

La paix

anti-war-protest

L’on voit proliférer une violence extrême,
Par exemple, d’un homme on en fait des moitiés,
Juste pour un dessin : se réduit la pitié
Comme peau de chagrin (il est là le blasphème ! ).

Il peut être tentant d’entrer dans le système,
Car la pente descend et large est le sentier,
Nous avons aisément la haine en amitié,
Mais cette option, il faut la frapper d’anathème.

Les plus grandes misères en constituent le fruit,
Et tout le monde y perd car chacun est détruit
Quand se taisent les hommes et parlent leurs armées.

Pour ne pas que la paix ne soit qu’un beau discours,
Trouver à s’exprimer est d’un très grand secours ;
Dire chasse le mal, comme l’air, la fumée.

Vincent

À Buchenwald

campSource

Sur le site du camp, en haut de la colline,
On entend à nouveau gazouiller les oiseaux,
Tandis que, silencieux, des visiteurs s’inclinent
En hommage aux martyrs des fascistes réseaux.

Les déportés étaient fins comme des roseaux,
Mais œuvraient en usine ou dans l’ouverte mine,
Rares ceux qui ont fait, en ce lieu, de vieux os,
La faute aux maladies, aux coups, à la famine.

À quatre heures et le soir, ils étaient dans la cour,
L’appel était sans fin, beaucoup mourraient en cours,
On tuait sur le champ qui montrait sa faiblesse.

Les nazis n’avaient pas de morale noblesse,
Que pour leurs bas instincts, ces humains n’eurent d’yeux,
Au lieu d’y résister, c’est ce souhaite Dieu.

Vincent

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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