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Dans les bosquets de Normandie,
Le sauteur vit, loin de humains ;
Sa queue est fièrement brandie
Quand il va cueillir le jasmin.
Il n’a souci des lendemains,
De vieillesse, de maladie,
Il danse au-dessus des chemins
Avec la grimpeuse étourdie.
Il n’est pas riche, il n’est pas fort,
Jamais il ne songe à la mort,
Puisqu’au ciel sont de si beaux astres.
L’air d’ici n’est pas étouffant,
Les grimpeurs sont de bons enfants
Que ne menace aucun désastre.
