
image de l’auteur
Des dizaines d’hivers ont usé sa peinture ;
Dans le grand salon règne une obscure clarté,
Rares les promeneurs venant de ce côté,
Cette maison n’est pas un terrain d’aventures.
Celle qui vient après, s’appelle sépulture,
Fin de l’affairement, fin de la vanité,
Pas de quoi regretter du monde la beauté,
Il est vrai que les morts ont sereine posture.
En attendant ce jour, je profite d’un toit,
De deux ou trois bouquins, d’un chat qui fait sa loi ;
Mes jours sont de repos ou de réjouissance.
Des vieux murs, cependant, se fanent les couleurs,
Comme se sont fanés l’espoir et la douleur,
Ainsi que les regrets et la reconnaissance.
