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Je suis, sur la toiture, un oiseau solitaire
Que rarement surprend la souffrance ou l’amour ;
Sur les tuiles, mon bec répète son bruit sourd,
Dans le jardin, le chat continue à se taire.
Je n’ai pas la fierté de l’oiseau-secrétaire
Qui du fourbe serpent veut triompher toujours ;
Je ne suis pas le coq, qui fait lever le jour,
Ni l’énorme dindon qui nourrit le notaire.
En hiver le corbeau peut danser dans les airs,
Le perroquet possède un beau costume vert ;
De ces deux compagnons s’émerveille mon âme.
Cet oiseau, dans son coeur, n’abrite aucun regret,
Et si tu veux savoir quel est son beau secret :
Il a fait rénover son rouge coeur de flammes.
