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Les chevaux bien dressés ne vont pas de travers ;
Droite leur progression, rectiligne leur trace ;
Maître Coq les conduit, avec sa belle audace,
Lui qui par les chemins s’avance à découvert.
Il faudrait le chanter en de plus dignes vers ;
Qu’un académicien, qui la gloire pourchasse,
Convoque à ce propos les maîtres du Parnasse,
S’activant sur ce texte en son bel habit vert.
Je n’en connais aucun, pour le coup, c’est dommage,
Mais le coq me pardonne : en effet, c’est un sage,
Nous prenons, lui et moi, cette vie comme un jeu.
Son char est rutilant, sa route est bien choisie,
Ses chevaux devant lui, brûlant d’un noble feu,
Voient d’un oeil indulgent cette humble poésie.
