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Les chasses au printemps ne l’intéressent plus ;
Il n’est pas sûr de voir plusieurs saisons futures,
Mais il se sent chez lui dans la verte nature
Et ses jeunes années, sans doute, lui ont plu.
Dans le sous-bois profond, parfois, quand il a plu,
Il a des champignons pour légère pâture ;
Et puis il va s’asseoir, dans sa noble posture.
Ainsi, cet ours chasseur devient un ours reclus.
De tout ce qu’il a vu, de ce qu’il a senti,
Il a pris sa distance ; et, petit à petit,
Il oublie cette vie qu’il avait tant aimée.
Non, ce n’est pas de moi, c’est d’un ours que j’écris.
Or, mes quelques lecteurs n’en seront pas surpris,
Ni d’un caprice dont ma plume est animée.
