
image de Pierrette
L’oiseau est doux, car ses plumes sont douces ;
Jamais Eros ne lui lança ses traits,
Jamais un mur n’arbora son portrait,
Nul ne l’a vu, c’est un oiseau de brousse.
Ce volatile un modeste chant pousse,
Bien plus souvent, d’ailleurs, il s’y soustrait.
De son cursus on n’a que des extraits,
Vers nulle part ce long chemin rebrousse.
Si l’on ne peut l’entendre ni le voir,
De ce qu’il fait, l’on ne peut rien savoir ;
Aucune trace et pas de témoignage.
Aussi, sur lui, je ne ferai leçon,
Mais tout au plus une courte chanson
Sur cet oiseau qu’on ne met pas en cage.
