
Toile de Carl Spitzweg
Deux ou trois vieux bouquins au bord d’une rivière ;
L’amphore rafraîchie au fond de l’eau qui court,
Les voix de la forêt qui chantent tour à tour.
Ni drame familial, ni souci de carrière.
L’ermite, retrouvant l’innocence première
De notre père Adam, laisse passer les jours
Qui, dans ces conditions, ne lui sont point trop lourds,
Lisant, goûtant son vin, sans faire de manières.
Son coeur n’est point chargé du soin des lendemains ;
Il planifie un peu, cependant (c’est humain) ;
Même, il fait son métier, il produit, il consomme ;
Mais ces obligations ne l’emprisonnent pas :
D’une saine lecture et d’un frugal repas,
L’ermite est plus heureux que le pape dans Rome.

Pas vraiment frugal le repas !
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Les moines sont souvent gourmands, c’est probablement le cas de celui-là.
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Parfumé d’une douce liqueur à la gelée de coings 🙂
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Sûrement, c’est d’ailleurs ce qui donne une jolie couleur dorée aux deux volatiles en train de rôtir. Ce moine est un grand chef cuisinier.
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