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Les serpents ennemis se tiennent au jardin,
Et malgré leur noirceur, ils sont nobles et dignes ;
Ils dressent leur longs cols qui m’évoquent des cygnes,
J’ai de l’admiration pour leur corps méandrin.
Ils ne peuvent savoir quel sera leur destin,
Ces maîtres du désert, ces reptiles insignes :
Dans leur comportement, je ne peux lire un signe,
En herpétologie, je ne suis pas si fin.
Je ne sais d’où ils sont, ni vers où ils retournent,
Eux qui en inframonde apparemment séjournent ;
Ou bien dans un refuge, au creux du sable gris.
Même, on les voit parfois s’amuser dans la vase
Qu’ils nomment du gazon, mais c’est une antiphrase,
Rien de tel qu’un serpent pour faire de l’esprit.
