
Toile de Henry Ossawa Tanner
Daniel dit : « Je suis pur du geste qui profane
Ce que le Créateur fit de plus lumineux ;
Mon coeur n’est pas atteint par l’oeil libidineux
De l’épouse innocente, ou de la courtisane ;
Mais il peut être ému par les pleurs de Suzanne
Que voulait condamner un juge rigoureux.
Je la défends, non point pour être aventureux,
Mais pour que de nos lois nul diable ne ricane.
Si cette histoire, un jour, était l’objet d’un livre,
Elle dirait aux gens comment nous devons vivre
Avec les tentateurs, avec les malveillants. »
Daniel est par la suite enfermé chez les fauves,
Mais, plein d’égards pour lui, le Créateur le sauve
Comme il sauva Suzanne, en se montrant vaillant.
