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Il voudrait devenir un noir ambicorbeau ;
Car il aime surtout les contextes funèbres ;
Puis, il dévorerait des personnes célèbres
Qui de l’humanité ont porté le flambeau.
Or, moi, quand je le vois planer près des tombeaux,
Je dis : «Ce prédateur est un drôle de zèbre,
Un cousin du hibou volant dans les ténèbres,
De mon propre cadavre, il ferait des lambeaux.»
Ses augustes parents l’ont vainement instruit ;
Mais d’un tel descendant, ils n’ont que des ennuis,
Le destin, semble-t-il, leur a fait une farce.
De l’ambicamembert, s’il voulait un quartier,
Rien ne lui donnerait l’ambirenarde, garce
Qui, sans tergiverser, le mange tout entier.
