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C’est un cochon flâneur, il médite en marchant,
Lui qui de rêvasser bien rarement se lasse ;
Et quand il se croit seul, il répète à voix basse
Les phrases d’un récit, les paroles d’un chant.
Il traverse la ville, il traverse les champs,
Il explore les rues, il traîne sur les places ;
Il voit tout ce qui change au fil du temps qui passe,
Son corps qui devient lourd, et son pas trébuchant.
Dans les nuits de sommeil ou dans les nuits de veille,
Dans les conversations autour d’une bouteille,
Une idée se dessine, un poème prend corps ;
Différent des moutons que le berger rassemble,
Il s’attache à tous ceux qui point ne lui ressemblent,
Car c’est un réconfort pour son coeur de vieux porc.
Cochonfucius