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Le marquis n’est plus là, le chien songe au passé,
Déplorant des soldats la funeste rencontre ;
Dieu n’entend pas les chiens, cette mort le démontre,
Ainsi se désolait l’animal délaissé.
Le défunt pourra-t-il l’ennemi surpasser,
Lui dont les plans étaient réglés comme une montre ?
Il ne peut plus peser ni le pour ni le contre,
Car le fait d’être mort empêche de penser.
L’animal est songeur, mais d’espérer ne cesse,
Il a la solitude à présent pour maîtresse,
Dont, je peux te le dire, il n’est pas le seul chien.
En plus d’être un seigneur, son maître fut un sage,
Un posthume succès frappera davantage
Les pervers officiers, les ennemis du bien.
