
Painting by Ohara Koson
As I get older,
I understand the silence.
It’s a true music.
A lotus, a koi don’t speak,
They teach us by being there.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Painting by Ohara Koson
As I get older,
I understand the silence.
It’s a true music.
A lotus, a koi don’t speak,
They teach us by being there.

Illustration de Morris
Le justicier, chevauchant bravement,
Ramène l’ordre ; il n’a pas froid aux yeux,
A pour cheval ce qui se fait de mieux :
Gargantua peut garder sa jument.
Pour les bandits, c’est malheur et tourment ;
Ne sont en paix nulle part sous les cieux,
Mais bien toujours craintifs et soucieux,
Tel fut Caïn scrutant le firmament.
Un chien vaillant, bien que parfois étrange,
Par son talent mérite la louange ;
Pour la justice il déploie son ardeur.
Mais le cow-boy du devoir se contente ;
Le jour s’achève, et le voilà qui chante
Pour son cheval, quand le soleil se meurt.

image de l’auteur
Rêvant qu’il est phénix, un vieux coq solitaire
Pense à ses compagnons, dont il ne reste rien ;
Heureux de ne plus être un emplumé vulgaire,
Il aime son état, dont il se trouve bien.
Je connais des phénix, surtout de renommée,
Le prestige qu’ils ont me semble mérité ;
En de nombreux endroits, leur image est aimée,
Ce sont des oiseaux-dieux, je dis la vérité.
Mais être un cormoran qui prend quelques poissons
Et non pas un phénix, cela serait plus sage,
Ou bien le rossignol, répétant sa chanson,
Ou un grave échassier marchant sur le rivage.

Peinture chinoise
Le Phénix a noirci dans la limpide flamme,
Et le bûcher aussi, le tragique atelier.
Cet oiseau magicien n’a point besoin de femme,
Par aucun sentiment il ne se peut lier.
N’en a-t-il nostalgie, depuis qu’il est au monde ?
N’aurait-il point envie de tresser un collier
À une douce oiselle arpentant l’herbe blonde ?
Ne voudrait-il, le soir, ses ailes replier
Sous un charmant regard où son regard se mire,
Ne voudrait-il savoir son bonheur reflété,
Son chant parfois repris au son d’une autre lyre,
Quelqu’un pour partager la saveur de l’été…
Si j’en parle au phénix, il va se mettre à rire.

Le Phénix, traversant les cieux du monde antique,
Jusqu’à son très grand âge a bourlingué, sans frein ;
Maintenant qu’il est vieux, il construit brin par brin
Et fagot par fagot son bûcher fatidique.
Avec du bois précieux, avec du bois rustique,
Du bois ayant flotté sur les courants marins ;
L’oiseau est au travail, et de mourir ne craint ;
Il accomplit ainsi son labeur méthodique,
Tel un bon ouvrier quand il élève un mur.
Puis il prend une plume à sa superbe queue ;
Il en fait, par magie, naître une flamme bleue
Et le bûcher s’enflamme, illuminant l’azur ;
Un oeuf se formera dans la cendre qui fume,
Sous l’indulgent regard des nuages d’écume.

Toile de Turner
Vivre au coin du feu,
Au son des guitares :
C’est un plaisir rare,
C’est un sort heureux.
Quand la braise est rose,
Boire du tilleul
À plusieurs, ou seul ;
Lire de la prose.
Taquiner la muse
Sans rien exiger,
Un bonheur léger,
Si je ne m’abuse.
Passer la journée
Vêtu d’un peignoir
Ou d’un habit noir,
Tenue surannée.

keiralouisepain3.com
Un futur fou, juste et commun,
Palpite sous cet examen
Au microscope, jamais net,
Si minuscule dans nos mains.

image de l’auteur
Leur soleil, c’est du parchemin,
Plus terne à chaque lendemain ;
Mais les gens ce cette planète
Sont très heureux, loin des humains.*
Ils connaissent bien leur chemin,
N’essaient pas d’être surhumains
Car ils cherchent à rester honnêtes
Pour conserver le bien commun.
Pierrette

image de l’auteur
Leur soleil, c’est du parchemin,
Plus terne à chaque lendemain ;
Mais les gens ce cette planète
Sont très heureux, loin des humains.

image de l’auteur
Cette porte est fort légère,
C’est la porte d’un tombeau ;
Car la vie est passagère,
Même si ce monde est beau.
De rien ne sert la prière,
De rien ne servent les mots ;
Mais mourons dans la lumière
D’Eros et Bacchus, jumeaux.
Ce sonnet n’est point mystique,
Ce discours n’est pas unique ;
Juste un petit mot d’adieu.
Bien légère est cette porte,
Et son bruit n’est pas joyeux ;
C’est le temps des années mortes.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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