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Le terrain frontalier n’est pas d’accès facile,
C’est un canton sans vie, sans charme et sans amour ;
Il ne s’y passe rien, ni la nuit, ni le jour,
De vieux sorciers barbus y tiennent leur concile.
On n’y peut rencontrer ni village ni ville,
Notre bon empereur y fit faire une tour ;
Je m’y tiens confiné, rêvant à mon retour,
Cette vie de soldat n’est que souffrance vile.
Ce que je vous en dis, ce n’est pas important,
Pourvu que nos seigneurs soient toujours bien portants,
C’est quand on nous dit ça que notre joie est grande.
Ainsi chante en sa tour un guerrier mal vêtu,
Un modeste troufion sans vice et sans vertu ;
Puis aux dieux de l’Empire il apporte une offrande.




