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Ces nobles migrateurs traversent l’océan,
De tels coureurs des mers ne sont qu’en petit nombre ;
Un paisible poisson, voyant passer leurs ombres,
Les prend pour des démons surgissant du néant.
Ne pense rien de tel, vieux poisson mécréant,
Ce sont des voyageurs qui voguent sans encombre ;
Il vont droit devant eux, vers où le soleil sombre,
Chacun peut admirer leurs ailes de géant.
Les habitants des mers à chaque fois s’étonnent
De ces êtres vaillants qui aux airs s’abandonnent;
Cela met un frisson dans leurs écailles d’or.
Mais eux, ce qu’il leur faut, c’est un temps sans histoires,
C’est le calme et la paix qu’ils trouvent méritoires,
Et non pas de filer d’un bord à l’autre bord.
