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En son palais d’été, l’empereur parle en prose,
Ce n’est plus la saison des dîners de gala ;
Personne au beau jardin ne regarde les roses,
Un aigle, ce matin, pourtant, les survola.
L’empereur, méditant sur de futiles choses,
Voit danser un insecte à l’ombre d’un lilas ;
Je crois que désormais il faut qu’il se repose,
Son corps et son esprit sont terriblement las.
Ce monarque fut juste et ne fut pas féroce,
Modeste fut sa table et sobre son carrosse;
Et dans sa chambre, il n’eut qu’un petit lit de bois.
Ses beaux jours sont finis, dans la vieillesse il entre,
Mais il n’est pas vaincu, il a du coeur au ventre;
Nul ne le prendra pour une bête aux abois.
