
Toile de Andy Warhol
Trois taches de pinard sur une lourde nappe,
Et puis le tavernier m’a piqué tout mon blé.
Cochonfucius, de vin et de rêve comblé,
Sent son esprit chargé d’une pesante chape.
La lourde nappe évoque une bourbeuse plaine
Où doit vagabonder notre coeur dépeuplé,
Guidé par un cerveau un peu désassemblé,
Rempli de lassitude et d’une force pleine.
Or, Sandra devient une inaccessible reine
Prisant l’érudition en son illustre cour.
Sur un joli plateau qu’il porte avec amour,
Le roi offre des toasts auxquels on touche à peine.
Edgar Faure hurle et court par-delà l’horizon.
Les taches de pinard font comme un archipel
Et plus d’un crocodile y entend les appels
De son pluvian qui veut qu’il rentre à la maison.
Les taches de pinard font une cathédrale
Et plus d’un crocodile y étale sa gueule
Qui s’ouvre d’autant plus qu’elle n’est pas la seule
A peupler ces lieux saints d’une forme animale.
Deux litres de pinard font de la vie sur terre
Un bonheur nonchalant au goût de vin nouveau.
On oublie les embrouilles, on oublie les travaux,
On savoure sans fin une joie solitaire.
Je ne peux plus marcher, la route est bien trop droite !
J’ai l’estomac danseur, le coeur entre les dents,
Mon cerveau, désormais ouvert à tous les vents,
Ne pourra plus franchir aucune porte étroite.
(…)
Or, nous te demandons, refuge du buveur,
D’être notre domaine et notre observatoire,
Pour vivre vainement notre futile histoire,
Et contempler de loin ce monde et sa ferveur.

Sandra, c’est sans draps que je la préfère.
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