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Ce poisson s’est instruit sur les vertus de l’eau,
Lui qui l’aime surtout quand elle est fraîche et pure ;
Il l’aime dans le jour et dans la nuit obscure,
Il aime la sirène et le fier matelot.
Qui peut savoir d’où vient le mouvement des flots ?
Tu dois à ce propos questionner la nature ;
La réponse n’est pas dans la littérature,
Tu n’en apprendras rien par les profs de philo.
— Que ferais-tu, poisson, si la mer tarissait ?
— Elle est intarissable, et cela, tu le sais,
Car, inlassablement, les fleuves la remplissent.
Sur de pareils sujets, pourquoi s’interroger ?
Quand on est dans le mer, il suffit de nager ;
C’est le courant, c’est l’eau, c’est le réel qui glisse.
