Jardin d’or

jdn-or

Image de l’auteur

Ce jardin dort dans un calme absolu,
Je n’y entends mésange ni fauvette ;
En sa cité se repose l’avette,
À peine ronfle un vieux troll chevelu.

Deux noirs goupils jettent leur dévolu
Sur une cage, où loge une poulette ;
Aux flaques d’eau, leur habit se reflète,
Obscur, comme est leur esprit dissolu.

Jusqu’au matin, nul arbre ne s’agite,
Le jardin dort, et tous ceux qui l’habitent,
Sauf la volaille, emportée dans les bois.

Sires goupils, quand leur pâture abonde,
Disent ce lieu le plus noble du monde ;
Point ne leur faut de nos festins bourgeois.

Cochonfucius

Dieu est une mésange

mésange

image de Pierrette

Toute seule dans sa maison au fond des bois,
Adepte d’une communauté religieuse,
Françoise vit depuis près de trente ans heureuse,
Travaillant la terre, priant, peignant parfois.

Pour beaucoup la solitude n’est pas un choix,
Synonyme d’une existence malheureuse,
Certains même la qualifieraient de honteuse,
À l’appelation de « Sans potes » elle aurait droit.

Mais elle n’en aurait sans doute rien à faire,
Considérant sa vie comme étant son affaire,
Elle n’est pas si isolée que ça de surcroît ;

Des petits oiseaux viennent lui rendre visite,
Leur passage comble de joie la vieille ermite,
Elle y voit la présence du divin, je crois.

Vincent

En réponse à « Harpe de sable === Telenn du »

erocpie

image de l’auteur

Ce vieillard qui fut harponneur,
Le voilà devenu sonneur,
Harpiste pour les jours de noce,
Aussi pour les réveillonneurs.*

A certains moments questionneur
Il devient, lors les raisonneurs
Accourent, ces nigaudinos
N’ont décidément pas d’honneur.

Pierrette

*Cochonfucius

Lune verte

ben-davidson

Sculpture de Ben Davidson

Chaque homme à son prochain aimera faire un don,
Lorsque d’un astre vert les nuits seront hantées ;
La joie, la liberté seront partout chantées,
Les mauvais sentiments seront à l’abandon

Quand la lune sera verte.

Verte comme l’oiseau que l’on nomme verdier,
Verte comme le sont quelques forêts lointaines,
Ou comme une émeraude au collier de la reine,
Comme au front d’un grand homme un immortel laurier.

Quand la lune sera verte,

Verts seront les jardins de la fraternité,
Verts les tombeaux fleuris des villages de France,
Verts les petits lézards emplis de nonchalance ;
Nos jours seront tissés de plaisirs enchantés

Quand la lune sera verte.

Cochonfucius

Feuille détachée

ertt

image de l’auteur

La feuille est sur le sol, elle n’est pas flétrie,
Qui, tombant l’autre jour, s’est posée en douceur ;
Elle eut le temps de dire au revoir à ses soeurs
Avant de s’exiler vers une autre patrie.

Vent, vas-tu l’emporter ver la lande fleurie ?
Lui feras-tu goûter du marais la noirceur ?
Quand il faut se remettre aux mains de ce passeur,
On s’en va vers les lieux dont il a seigneurie.

De ces divers endroits, jamais nul ne revint,
Ni de l’obscur étang, ni du profond ravin ;
Des absentes, pourtant, les arbres ont mémoire.

Ainsi va l’univers, en sa noble raison,
Les feuilles en plein air, les gens dans leurs maisons ;
Et quelques vieux sonnets, tout au fond d’une armoire.

Cochonfucius

Ambimoine

ambimoine

image de l’auteur

Point ne prêche ce moine une loi trop cruelle,
Son discours édifie même les passereaux ;
Tantôt disant un psaume à quelques vieux corbeaux,
Tantôt montrant un livre aux sages tourterelles.

L’aigle de grands sommets l’abrite sous son aile,
Il reçoit des cadeaux d’exotiques oiseaux ;
Il s’adresse aux hérons dansant sous les ormeaux,
La doctrine, avec lui, semble fraîche et nouvelle.

Le chasseur, l’entendant, va ranger son fusil ;
Le chat cesse, un instant, d’effrayer les souris,
Chaque auditeur l’approuve, et plusieurs d’entre eux l’aiment.

Ambimoine charmant, comment ne pas l’aimer,
Que jamais de colère on ne voit s’enflammer,
Qui trouve un mot gentil pour Lucifer lui-même.

Cochonfucius

Dieu est un jeune chat

chat léo

Peinture à l’encre 

L’été meurt. Dieu est faible, et toujours ça m’étonne…
Il vit dans son présent, il n’a donc rien appris ;
Dieu est presque invisible à force d’être gris :
Mais j’aime sa façon de rougir les automnes.

Il fait frapper la mer aux falaises bretonnes,
Il fait proliférer le peuple des souris,
Il donne bonne odeur aux fruits qui sont pourris :
Il dort, chaque dimanche, ou alors, il ronronne.

Je ne le laisse pas entrer dans ma maison ;
Il me l’a interdit, quand il fit ma raison.
Et mélanger les deux ne serait rien qui vaille.

Dieu est un jeune chat, plein d’imagination,
Adorant contempler ce monde en perdition
Dont il pense qu’il est la meilleure trouvaille.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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