
Composition de l’auteur
Une anémone éclôt dans la saison obscure,
Notre petit jardin, par là, se transfigure ;
Un bel iris se forme au coeur d’un vieux miroir,
L’ombre se rafraîchit, quand s’approche le soir.
L’anémone amplifie la tardive lumière,
Comme une fleur sylvestre, au coeur d’une clairière ;
Mais j’aime encore mieux l’éclat du frais iris
Qui semble fredonner la chanson d’Osiris.
Des armes, des chevaux font blasons de valeurs ;
Mais, combien plus charmants, ceux qui portent des fleurs !
