
image de l’auteur
J’aime mon pâturage au fond de la vallée,
Je donne le bonjour à de rares passants ;
Le vent me rafraîchit de son souffle puissant,
L’hirondelle me dit des blagues décalées.
Le trèfle me nourrit, saveur inégalée,
Le moineau m’avertit quand le sol est glissant ;
Rarement je rencontre un insecte agaçant,
De ceux qui sont friands de ma sueur salée.
Rien ne vient perturber cet univers serein,
Écosystème où règne un calme souverain ;
Nous n’avons donc point lieu d’accuser la nature.
Un boeuf est préservé des excès de l’amour,
Des jeux de Cupidon et de ses mauvais tours ;
Ça lui laisse du temps pour d’autres aventures.
