
image de l’auteur
Au milieu de la guerre on décide une trêve,
Le gardien de la tour en est presque navré ;
Il contemple le sol, en homme désoeuvré,
Sa vie soudainement lui semble un mauvais rêve.
Il surveille la plaine, il attend la relève,
Arborant son écu vivement coloré ;
Accablé de malheurs, il les veut déplorer,
Brandissant vers le ciel un inutile glaive.
De son entendement la lumière s’éteint,
Il ne sait plus si c’est le soir ou le matin ;
Il plonge en inframonde et croit y voir des anges.
De tout cela s’amuse un officier moqueur,
De ceux qu’aucun soldat ne porte dans son coeur ;
Ainsi passent les jours de cette guerre étrange.
