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L’ancre est, depuis toujours, de la nef l’auxiliaire,
On l’utilise au large ainsi que dans les ports ;
Qu’elle soit à bâbord, qu’elle soit à tribord,
Elle trouve le fond au bout de son aussière.
Son grand corps peint en rouge attrape la lumière
Et brille sur le pont quand le soleil est d’or ;
Mais ce n’est pas un simple élément du décor,
Elle attend d’accomplir ses tâches familières.
Ancrer ce bâtiment n’est pas la mer à boire,
Car, la plupart du temps, les flots sont sans histoires ;
Le fond fut favorable, et la nef le savait.
Même s’il survenait une vague traîtresse,
L’ancre de son destin demeurerait maîtresse ;
Car Neptune est farceur, mais il n’est pas mauvais.
